Désirs

À tes lèvres pendu, du haut et puis du bas,

Impatient d’y goûter. De toi je suis avide.

Je t’imagine ardente, ouverte et si humide

Et je ne pense plus qu’à nos prochains ébats.

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J’ai pour toi des désirs effrénés et lubriques,

Tendu de tout mon long vers ton con ruisselant.

Mon érection n’a rien alors de chancelant,

Il est temps à présent que nos deux corps s’imbriquent.

~~~~

D’un doigt inquisiteur, voire peut être deux,

Je jugerai alors si ton intimité

Peut être un réceptacle à ma virilité,

Et si tel est le cas je serai bienheureux

~~~~

Et me plongeant en toi irrésistiblement

Partout où je le peux après t’avoir léché,

Je ne m’arrêterai qu’en ayant arraché

Les signes extérieurs de ton ravissement.

~~~~

Il sera alors temps que vienne mon plaisir

Dont je t’inonderai en de terribles jets.

Tu peux le voir, je ne manque pas de projets

Pour que nos envies puissent enfin s’assouvir.

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#ecriturecontrainte2018 (145)

Une contrainte dans l’éther.

J’aime quand sous mes yeux, tendres, interrogateurs,

L’ectoplasme jaillit, libéré, de ton corps,

Et, alors, affranchi de toute pesanteur,

Me montre le plaisir que tu as pris encore.

Evanescent, nimbé d’une douce lumière,

Ils flotte doucement, témoin de nos ébats,

En écho, je le crois, de muettes prières

Échangées par nos corps en un tendre débat.

Cette extracorporelle manifestation

Est, je crois, le fruit de toutes les variations

De l’amour charnel que nous aimons nous donner.

Ce n’est pas pour autant que toujours il paraît,

Mais j’aime te savoir à ce point libérée

Que tu jouisses au point de t’y abandonner.

(Merci Françoise)

#ecriturecontrainte2018 (133)

Une contrainte rassurante

Trump, philanthrope, velours, carmin, magistrale, Gandhi, Carambar, Polatouche, ardeur

  • Ce Trump me fait peur, j’en ai des frissons. Si seulement ses rodomontades étaient des blagues carambar. Hélas… Nous sommes bien loin désormais des bons sentiments de Gandhi. Serre-moi fort…

 

Et moi, en bon philanthrope, j’étais venu me coller contre toi. Pour te rassurer, te réchauffer. Puis j’avais commencé à caresser tes cheveux,faisant ensuite patte de velours sur ton dos si tendu. Tu m’avais alors offert tes lèvres carmin pour un baiser langoureux, m’encourageant ainsi à poursuivre mon exploration. Je parcourais donc ton épiderme, agaçant tantôt tes mamelons frémissants, tantôt le lobe de tes oreilles. Sans oublier ta nuque dont je n’oubliais aucune des vertèbres. Tu te mis à soupirer d’aise et, d’une main autoritaire, tu pressas sur mes épaules, me faisant descendre jusqu’à ton ventre.

Je le découvris orné d’une abondante toison à laquelle je portai une main curieuse d’en connaître la texture. C’était si doux. On eût dit la fourrure d’un polatouche. J’eus soudain envie d’y frotter mon visage, mon menton, mes joues. Et, comme si tu avais deviné mes intentions, tu me pressas contre ton sexe que je me mis à lécher avec ardeur. Les poils de ma barbe étaient maintenant mêlés aux tiens les plus intimes alors que je te prodiguais ce cunnilingus magistral que tu avais silencieusement appelé de tous tes vœux. Ma bouche tantôt butinait ton bouton, l’aspirant avec délicatesse, tantôt prenait tes grandes lèvres pour en agacer tendrement la texture du bout des dents. Mes doigts n’étaient pas en reste et avaient investi ton vagin et ton petit trou, d’abord alternativement, puis simultanément. Tu tanguais sous toutes ces caresses et les gémissements que tu poussais étaient le plus beau des encouragements que je pouvais avoir pour les poursuivre. Je m’employai donc à te donner tout le plaisir possible et, bientôt, tu poussas un cri alors que ton plaisir m’inondait.

Le refuge intemporel de l’orgasme t’entourait maintenant et, ainsi protégée, tu finis de te détendre et t’endormis dans mes bras. Je veillai alors sur ton sommeil, me disant que je serais là tant que tu aurais besoin de réconfort. Quel qu’il soit.

#ecriturecontrainte2018 (44)

La contrainte du jour était musicale

Tu étais une élève douée pour l’amour. Aussi, alors que tu étais venue prendre ta leçon de stupre, j’eus l’idée de te mettre au défi. Après écoute d’un morceau de mon choix, tu devrais me faire jouir de la façon qu’il t’aurait inspirée.

Tu l’écoutas avec attention. Puis allas chercher un wand dont tu fis jouer une basse continue sur mon frein, tandis que tes doigts suivaient une partition déliée sur ma hampe. Je ne fus pas long à venir, maculant mon ventre et mon torse.

La musique de chambre t’avait inspiré un bien drôle de jeu à y jouer

Lapsus linguae

Ou quand un défi lancé par Françoise génère une interprétation très particulière d’un tableau de Gustave Courbet

Allongée sur son lit, à peine voilée d’un petit bout de drap, elle se remémorait ses aventures passées
Sensible comme elle l’était aux beautés de la langue, ce fut tout naturellement vers cet homme qu’elle se tourna.

Elle le trouvait doué pour manier le verbe et c’est cela qui l’avait séduite dans un premier temps. Elle se rendit compte par la suite que sa maîtrise de la langue ne se réduisait pas à coucher des mots sur le papier mais que la sienne à lui était également agile. Rien que d’y penser un léger frisson lui parcourut l’échine jusqu’aux reins, et, négligemment, elle porta la main à son entrejambe.

Des images, des sensations lui revenaient en mémoire.  D’abord son souffle chaud dans son cou et l’humidité de sa langue sur le lobe de son oreille. Il venait ensuite l’embrasser à pleine bouche et alors commençait le plus doux, le plus excitant des ballets. Il finissait par l’abandonner pour descendre jusqu’à son ventre. La seule évocation du bout de sa langue qui agaçait son nombril lui arracha un soupir. Ensuite, c’était selon son humeur. Elle ne savait jamais s’il allait d’abord remonter jusqu’à sa poitrine afin d’en aspirer goulument ses mamelons si sensible ou bien s’il allait déposer un baiser sur ses lèvres du bas. Et l’effet de surprise sans cesse renouvelé était une source intarissable de plaisirs. Plaisir que là, en l’absence de son amant, elle se donnait de ses doigts.

Qu’elle était vivante cette langue quand elle s’appuyait doucement sur son bouton tout dressé, quand, d’une façon impérieuse, elle forçait le passage des lèvres pour s’aventurer dans son vagin et en récolter le nectar qui coulait, brûlant. Mais ce qu’elle faisait de mieux, n’était ce pas quand, indiscrète, elle gagnait ses fesses ? Quand elle allait de sa fente à son petit trou ? Cette langue si indiscrète qui massait son anus pour commencer à le dilater, qui dardait en dedans de lui tant il palpitait.

Malgré l’absence de son amant elle en avait une sensation presque réelle. Elle était brûlante et, trempée de ses sucs. Sucs qu’elle aurait tant voulu que son amant boive là, tout de suite. Elle ondulait, prise par le plaisir conjoint de ses doigts et de son imagination, et, bientôt, le plaisir lui arracha un cri

Apaisée, elle sourit. Décidément la maîtrise de la langue était une source intarissable de plaisirs