Distance

Je t’ai cherchée longtemps, ne te trouvant jamais.

Et puis il y a eu ce fortuit rendez vous

Auquel tu m’as convié. Et depuis, je l’avoue,

Je n’ai jamais cessé de désirer t’aimer.

 

Virtuelle vision, devenue bien réelle,

Tu m’es lors apparue comme si évidente

Avec ton charme fou qui, désormais, me hante.

Je ne sais si tu sais à quel point tu es belle.

 

S’il n’y avait que ça. Mais tu as de l’esprit

À revendre. Et cela me tente au plus haut point,

Surtout quand tu me racontes à brûle pourpoint

Tes rêves les plus fous et que tu m’y inscris.

 

Je suis loin, je le sais, et manque d’occasions

De nous sortir un peu d’une pénible vie.

Cela n’enlève rien à toutes les envies

De toi que j’ai souvent, ô ma douce évasion.

 

C’est donc trop rarement que tu es en émoi

Sous les draps ou ailleurs mais en ma compagnie

Alors, bien que, systématiquement, tu nies,

Peut être n’attends tu pas vraiment après moi

 

Ton absence me tue, la jalousie me mord,

Lorsque je t’appelle et que tu ne réponds pas.

Et, bien que ça m’amène de vie à trépas,

Crever de ton craving est une jolie mort.

 

Il suffit cependant d’un sourire ou d’un mot

Venant de toi. Alors, la flamme se ranime

Et mes sens se réveillent alors, unanimes,

En un élan qui sait transcender tous mes maux.

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Virtualité (3)

Nous sommes loin. Mais si proche à la fois. Qu’est réellement la distance géographique quand les esprits, les envies sont à l’unisson ? Et puis les moyens de communication ont tellement progressé en si peu de temps. Nous pouvons nous regarder l’un l’autre, en train de nous donner du plaisir, en direct ou quasiment. Alors, bien sûr, ça crée autant de tension que ça en assouvit. Mais n’est-ce pas un équilibre qui se crée et qui nous aide à supporter les kilomètres qui nous séparent ? Notre désir mutuel est intact, savamment entretenu par ces échanges virtuels. Et quand viennent les retrouvailles…

Hommage

Ma belle, tes tétons, ce dimanche matin,

Ont un rose joli, tellement inspirant,

Que souligne toujours ton sourire mutin

Propre à nous rendre fous, nous tous tes soupirants.

 

C’est avec un plaisir toujours renouvelé

Que nous te contemplons lorsque tu te dévoiles

Avec tes cafés. Et je crois me rappeler

Que ta contemplation me fait frémir la moelle.

 

Alors ne cesse pas d’en boire. Et montre nous

Ce corps dont nous aimons le moindre des atouts.

Tes matins nous ravissent et nous les aimons tant.

 

J’essaie quelquefois de te rendre la pareille.

Hommages que je rend à ce qui m’émerveille

En exhibant mon torse. Instant surexcitant.

 

La Panne

Écrire, mais sur quoi ? Je n’ai aucune idée.

Je crois que j’ai du mal avec l’inspiration,

Je devrais m’accorder une respiration,

Hélas, je n’arrive pas à m’y décider.

 

Alors, tel un Sysiphe poussant son rocher,

Je souffre sang et eau pour pondre quelques mots.

Les voir sur le papier apaise un peu mes maux,

Me dissuade un peu plus d’un jour en décrocher.

 

J’ai cru à mes début que c’était la saison

Des amours qui guidait mes envies de fictions.

Mais le temps passe et n’émousse en rien mon désir.

 

Me torturer ainsi me donne du plaisir.

Masochisme ? Ou alors serait ce une addiction ?

Quoi qu’il en soit, bénie soit cette déraison.

Virtualité (2)

Des heures,échanger, converser,

Et du bout des mots se toucher.

Peut être, un jour alors, coucher

Ensemble, sans tergiverser.

 

Cette distante relation

N’altère en rien notre désir,

Et, pour notre plus grand plaisir,

Nos sens sont en adéquation.

 

Tu aimes mon corps, m’as tu dit,

Alors je te l’offre en image.

Et, même si ce n’est pas sage,

En deux clics je te le dédie.

 

Devant toi je me mets à nu.

Photo prise à la dérobée,

Une exhibition englobée

Dans un rapport peu convenu.

 

Ma queue tendue vers l’objectif

Par le désir que tu procures,

Rectiligne et tellement dure,

Attend ton œil approbatif.

 

Pour toi j’aime me caresser,

Quand tu désires regarder

Ma bite. Et, dans une embardée,

Ma main se meut sans se lasser.

 

J’aimerais que tu me voies jouir.

Tu le voudras peut être un jour.

Arrivés à ce carrefour

Il ne faudra pas défaillir.

 

Et, si tu ne le souhaites pas,

Je saurai ne pas insister.

Je ne serai pas dévasté

Et je rangerai mes appas.

Coup de mou

Perdu dans cette vacuité

Qu’est devenue mon existence.

En aurais je perdu l’essence

Avec mon ingénuité ?

 

Ne reste plus, pour me nourrir,

Qu’amertume et puis désespoir,

Je n’arrive plus qu’à déchoir

Et je me laisse dépérir.

 

Quand cela voudra t il cesser ?

Mes états d’âme me fatiguent

Et je m’use, alors que j’endigue

Les larmes de mon cœur blessé.

 

Prendre du recul, il le faut

Pour à ce marasme échapper.

À nouveau sentir l’agapé

Qui me fait tellement défaut.

 

Balayer alors le passé,

Sans spéculer sur l’avenir

Et accepter de revenir

Au présent, Sans m’en angoisser.

 

Je crois que je détiens la clé,

Ne reste plus qu’à m’en servir.

Alors, je pourrai m’assouvir

Et la boucle sera bouclée.

Migraine

L’orgasme, m’a-t-on dit, fait passer la migraine.

Alors il me faudrait sur le champ essayer

Car c’est insupportable et je dois enrayer

Ce mal de tête horrible et qui me fout la haine.

 

Les partenaires manquent. Et, solitairement

Je vais me caresser, cherchant l’inspiration

Dans la virtualité. C’est par procuration

Que je rechercherai la fin de mon tourment.

 

Ma main, ma seule amie en ce mauvais moment,

M’amènera à ce médicinal plaisir

Dont j’ai un tel besoin. Intense est la douleur

 

Qui enserre mon crâne. Et puis, si par malheur

Ça ne fonctionnait pas, il me faudra choisir

Entre médication et recommencement.

Caféine

 

J’ouvre un œil le matin avec difficulté

Car mes nuits ne m’offrent que bien peu de repos.

Ce sommeil qui me fuit aura bientôt ma peau.

Et je bois un café.

 

J’arrive à mon boulot, au radar le trajet.

Je badge pour entrer, quelques rares bonjours

Un œil sur les réseaux pour me remettre à jour

La machine à café.

 

J’allume mon ordi. Que de mails à traiter

Un tas de réunions, de rapports, de rappels

Des sollicitations à la con, à la pelle,

Pas le temps d’un café.

 

Le déjeuner arrive, alors il faut aller

À la cantine, afin d’avaler un en-cas

Et là, je devrais me contenter d’un déca.

Mais je bois un café.

 

Postprandiale torpeur tu m’as alors gagné.

Interdit de siester, je dois tenir encore

Un long moment. Alors, pour réveiller mon corps,

Je reprends un café.

 

Je rentre à la maison, ma journée terminée.

Je vaque jusqu’à tard et file dormir. Mais

J’ai les yeux grand ouverts. Hélas, j’ai consommé

Un peu trop de café..

Réciprocité (3)

Assise sur ma bouche, elle m’etouffe avec

Son cul si rebondi qu’elle m’offre à lécher.

Et son con qui ruisselle j’essaie d’assécher

De mes lèvres lippues, comme on suce un bombec.

 

Elle me branle aussi, d’une main assurée

Pour extraire mon jus qu’elle convoite tant,

Car elle a entendu que le foutre occitan

Serait susceptible de la transfigurer.

 

C’est un jeu entre nous d’ainsi nous caresser

Auquel nous nous prenons avec avidité

Et qui pour nous est plein d’un certain apparat.

 

En effet le dernier de nous deux qui jouira

Aura pouvoir sur l’autre. Et, sans ambiguïté,

Choisira de le prendre ou de le délaisser.

Désirs

À tes lèvres pendu, du haut et puis du bas,

Impatient d’y goûter. De toi je suis avide.

Je t’imagine ardente, ouverte et si humide

Et je ne pense plus qu’à nos prochains ébats.

~~~~

J’ai pour toi des désirs effrénés et lubriques,

Tendu de tout mon long vers ton con ruisselant.

Mon érection n’a rien alors de chancelant,

Il est temps à présent que nos deux corps s’imbriquent.

~~~~

D’un doigt inquisiteur, voire peut être deux,

Je jugerai alors si ton intimité

Peut être un réceptacle à ma virilité,

Et si tel est le cas je serai bienheureux

~~~~

Et me plongeant en toi irrésistiblement

Partout où je le peux après t’avoir léché,

Je ne m’arrêterai qu’en ayant arraché

Les signes extérieurs de ton ravissement.

~~~~

Il sera alors temps que vienne mon plaisir

Dont je t’inonderai en de terribles jets.

Tu peux le voir, je ne manque pas de projets

Pour que nos envies puissent enfin s’assouvir.