Sonnet Oral

 

Se lécher, se sucer, je ne vois rien de louche

Entre personnes sages, aimantes et polies

Ces buccales caresses sont choses jolies

Peu importe le genre et comment on se touche

****

Alors, fille ou garçon, rejoignez donc ma couche

Et ensemble faisons les plus douces folies

De celles que jamais, non jamais, on n’oublie

Ces moments où chacun prend l’autre dans sa bouche.

****

Se donner du plaisir semble être compliqué

Pour ceux qui se limitent aux choses codifiées

À ceux là je dis donc relâchez vos entraves

****

Aimez vous sans plafond, sans aucune limite

Et que vous préfériez les chattes ou les bites

Ou les deux, tout est bon. Aucun péché n’est grave.

Abandon

Rougissez moi le cul, du fouet ou de la main

Je ne crains pas vos coups et même les espère

En un mot comme en cent vous êtes mon repère

Au sein de l’univers que nous promet demain. 

****

Je vous sais décidée, sans aucun baratin 

Et sachant tour à tour être douce ou sévère 

Jouissez donc de mon corps de toutes les manières. 

Vous m’avez capturé je suis votre butin

****

Je saurai me plier à chacun de vos vœux

Participer également au moindre jeu 

Auquel je serai convié. J’ai confiance en vous 

****

Soyez soft ou bien hard. Ça n’a pas d’importance 

À partir du moment où j’entre dans vos danses 

Faites selon vos souhaits. Je suis à vos genoux

Première fois

Je me rappellerai longtemps

Ce moment 

Où tu m’as pris dans tes bras, 

M’attirant tout contre toi. 

J’ai goûté tes lèvres, ton cou, 

Doucement, 

Avant de descendre, de prendre

Le bout d’un sein entre mes dents 

D’un geste tendre. 

Je les ai agacés tes tétons, 

Et tu as soupiré : “mais allons mon ami 

Vous êtes bien gourmand, 

Impatient, 

Et vous ne me laissez guère le loisir 

De vous rendre ce plaisir. »

Tu m’as fait me redresser,

Ma chemise m’a ôté.

Mon mamelon, entre tes doigts, 

Roulait. Et c’est la première fois

Que cette caresse me faisait me raidir.

Tu l’as senti contre ta cuisse, 

Et en as augmenté la pression, 

Exacerbant ma passion, mon désir. 

Tu me contrôlais, j’étais à ton service, 

Et quand tu m’as senti à point 

Tu m’as saisi à pleine main 

Me guidant vers ta fente lisse

Et alors tu m’as dit : « Viens ! ». 

Sonnet candauliste

Tu as les yeux sur moi, les jambes grand ouvertes, 

Et tu attends ton dû. Tu l’auras c’est certain

Je te dois mon entrée dans ce lieu libertin 

Et je te saurai gré de cette découverte 

****

Je sais ton mari là : il n’y a pas d’alerte,

Il nous épie derrière une glace sans tain.

Il guette je le sais, le moment opportun,

Lorsque de mes giclées je t’aurai recouverte;

****

Il viendra donc laper, sur ton ventre blanchi,

Les gouttes de mon foutre. Et son sexe avachi

Pourra se redresser et prendre du service 

****

Et quand il bandera de façon convaincante

Il pourra t’honorer à son tour mon amante. 

Passer après un autre est l’un de grands vices. 

Voyage

Nous désirions nous voir. Tu avais des projets

À me soumettre. Et moi j’étais plus que curieux

D’enfin appréhender l’univers merveilleux

Que tu nous promettais. J’ai donc fait le trajet

****

La distance entre nous n’était plus un objet

De discussion car j’étais arrivé, envieux

De me retrouver entre tes mains, sous tes yeux. 

Du réel entre nous. Voilà le vrai sujet. 

****

Alors, du fantasme à sa réalisation

Nous sommes passés sans la moindre transition 

Pressés, je le crois bien, de vivre nos émois

****

Et, petit à petit, révélant ma souplesse

À tes doigts fureteurs qui exploraient mes fesses 

C’est enfin arrivé : tu as ta main en moi. 

#jeudisonnet

Ton vagin détrempé d’où coule la cyprine

A un effet puissant pour mon membre dressé

Qui, dans tes douces mains, se laisse caresser.

J’aime entre tes longs doigts faire jouer ma pine

****

Sur mon gland à présent tu joues de tes babines

Avec lenteur. Je crois que tu n’es pas pressée

De me faire jaillir. Est-il dans tes pensées

Le programme sensuel auquel tu me destines ?

****

Tu ne joues plus et l’air soudain semble rempli

Du désir que tu as de te faire baiser.

Je viens, de mon engin, tes contours épouser.

****

Tu rugis à présent que je vais et je viens

Au plus profond de toi pour te faire du bien

Et toute autre notion semble alors abolie.

#VendrediSeins

 

#VendrediSeins au saut du lit

Et toujours le café à la main.

Nu ? Il est bien meilleur ainsi

Dans la quiétude du matin.

Ravissement ainsi des sens,

Enivrés par cet expresso

Dont le plaisir reste l’essence,

Il reste à faire le grand saut.

 

Servi avec un grand plaisir,

En quelques mots et cet image,

Il lancera votre journée.

Ne soyez alors pas si sages

Sortez ! Affirmez vos désirs !

Hommage

J’ai raconté ce joli soir

Qui m’a permis de La voir.

Une soirée impromptue

Où je me suis mis à nu,

Offert aux caresses du cuir

Qu’Elle maniait pour notre plaisir.

****

Heureux de les recevoir,

De ressentir Son pouvoir,

Je me cambrais, offrais mon cul

À ses attentions soutenues.

Eût-Elle voulu m’envahir ?

J’aurais cédé sans coup férir.

****

Je voyais à Son regard.

Bien des promesses d’égards

Pour le moment retenus.

Mais que serait-il advenu

Si je n’avais pas dû partir ?

À regrets, cela va sans dire.

****

En souvenir, j’ai rédigé

Quelques mots sur le clavier.

Je crois qu’Elle a apprécié .

La distraite

Resized_20190323_195922-02

 

Elle joue de son éventail le dos tourné.

Distraitement. Tout pour elle est futilité.

Je la contemple. J’aime la légèreté

Qu’elle offre à mes yeux. Elle est la grâce incarnée.

****

Elle semble m’avoir oublié. Et pourtant

Je la dévore du regard. Faute de mieux,

Je n’ai le droit de la caresser que des yeux.

Mais c’est déjà pour moi tellement important.

****

Je lui suis dévoué. Elle dit et je fais

Tout pour son plaisir. Je suis conscient de l’effet

Qu’elle a sur moi. C’est fou. C’en est presque inhumain.

****

Elle occupe à plein temps le fil de mes pensées.

Elle est ma déesse. Ma muse. Elle le sait

Elle en joue avec grâce. Elle a les cartes en main.

 

 

Dessin par Céline Otero. Merci à elle.

Manifeste

Pourfendre ces à priori tellement nuls

Qui disent que c’est l’homme qui doit besogner.

Je lance l’idée, mais il faut la relayer,

Qu’il est bon que, parfois, la femme aussi encule.

Ne pas considérer qu’un mâle postérieur

Est une imprenable forteresse. Et partir

À son assaut. Cela ne va pas estourbir,

Mesdames, celui qui sera le récepteur.

 

Et fourbir le projet d’investir son amant

Peut amener dans la relation du piment.

Il faut savoir ainsi évoluer sans cesse.

 

Je monte alors sur mon blanc destrier, clamant

Que vous ne devez négliger, assurément,

De parfois aiguillonner de Monsieur les fesses.

 

Suivant la conrtainte des oulimots du 07/03/2019 : pourfendre, forteresse, estourbir, fourbir, besogner, lance, destrier, investir, assaut

Les oulimots des copains ici