20181125 : oulimots

Une contrainte en image offerte par Delphine Cencig

20181125 oulimots

C’était plus que du désir. De l’adoration.

Alors il s’était agenouillé, fasciné,

Dans un premier temps entre ses cuisses ouvertes.

Il aimait, de sa langue, l’avoir découverte,

Cette fleur qu’il ne voulait pas voir s’étioler.

Ce cunnilingus qui confinait au divin,

Dont personne ne voulait connaître la fin,

N’était nullement un péché. Alors pourquoi

S’être rendu prisonnier d’absconses idées ?

Ce siècle soi-disant spirituel vaut-il

De bannir le beau sous des prétextes futiles ?

Toujours est-il qu’il fut décidé adéquat,

Lui en voulant, C’est con, de s’être dévoilée,

De la punir de s’être ainsi abandonnée.

Mais à présent il pleure sa crucifixion.

Fragrances

L’ylang ylang, que j’use pour cicatriser

De mes bleus à l’âme, au gingembre s’est mêlé.

Alors j’attends que refleurisse le jasmin

Des indes, signe de langoureux lendemains.

Et quand l’orange douce mes tensions apaise,

Je repense à nos tendres moments, parenthèses

Où nos corps, qui se mêlaient, se donnaient, s’offraient

Dans l’ouragan d’un désir qui nous dévorait,

Communiaient alors plus que charnellement.

C’était sexuel, sensuel. Mais pas seulement

Je t’ai caressée, embrassée, âme et corps

Le temps a bien pu passer, j’y repense encore

Tous ces parfums sont pour moi une madeleine

Et tu demeures dans mon esprit belle humaine.

20181110 : oulimots

Une contrainte chuchotée :

cabane, chuchote, hier, nomades, secrets, refuge,  date, reposer, parfois.

 

Samedi me chuchote une douce évasion,

Que je veux depuis hier, au pays des secrets.

Je vais trouver refuge entre des bras discrets

Pour me livrer à de torrides effusions

 

Mes amours sont nomades. Et quand à l’occasion

De ces dates diffuses une émotion se crée

Elle n’est que bonheur. Un plaisir bien concret

Dont j’admire toujours la subtile éclosion

 

C’est tellement grisant que, sans me reposer,

J’imagine parfois des choses si osées

Qu’elles m’amèneraient sûrement en cabane

 

Car nous vivons hélas en Pudibonderie

Où on ne voit l’amour qu’entre épouse et mari

Et je veux explorer des passions les arcanes.

20181104 : oulimots

Une contrainte en GIF

photofunky.gif

Tu es femme, et la mer qui te couvre d’écume

En un déferlement sans fin et éphémère,

Rend ici ton absence un chouia moins amère

Et je te rends hommage à l’aide de ma plume.

 

Mon esprit est rendu à l’état de légume

Alors que, disparue et devenue chimère,

Tu me laisses à des songes on ne peut plus primaires

Et qui sont devenus bien vilaine coutume.

 

Une partie de moi voudrait se délivrer

De toi mais l’autre a tant besoin de s’enivrer

De ta bouche. Je deviens, je crois, schizophrène.

 

Je te cherche, j’attends, je me perds et puis j’erre

Au gré des courants, mais jamais ne désespère

De réentendre un jour ton chant, belle sirène.

Elle que j’ai croisée

Votre bouche carmin, vos tétons si menus

Accaparent mes yeux depuis cette soirée

Et quitte à être assez durement rembarré

Je me jette à vos pieds sans nulle retenue

 

Je voudrais vous baiser, ô ma belle inconnue.

Ces mots un peu osés pourraient vous effarer

Car je n’ai pas mis de gants pour me déclarer

J’avance à découvert car mes desseins sont nus

 

La balle en votre camp, voudrez vous la jouer  ?

Car mes sens sont à vif et je dois avouer

Que dur est mon désir de vous. Je suis tendu

 

Et je dois m’astiquer souvent pour soulager

Mon affection pour vous. Mais vous êtes engagée

À un autre c’est sûr. Vous m’auriez répondu.

Ce sonnet à ses seins

Ces seins si sensuels que j’ai sous mon regard

Sont de ce monde là une des sept merveilles,

On en est ébloui comme par le soleil

Et ne peut que les aimer à bien des égards.

 

Les prendre dans ses mains et la raison s’égare

Car leur rotondité, à nulle autre pareille,

Donne envie de croquer leurs si tendres groseilles

Et cette perspective me monte au cigare.

 

Je ne me lasserais, si j’en avais le choix,

D’en effleurer la peau de la pulpe du doigt

Ou de les empoigner pour en juger du poids.

 

Pourrai-je les goûter ? Je serais bienheureux

Ils m’inspirent tellement d’élans chaleureux

Et pour les conquérir je serai valeureux.

Cunnisonnet (2)

La tête entre tes cuisses. Ô comme je voudrais

Y être en ce moment, m’y réfugier encore

À l’abri des soucis, à l’ombre de ton corps.

Ta toison est pour ça bien mieux qu’une cédraie.

 

Ne plus penser à rien d’autre que de lécher

Tes lèvres et ton bouton en d’infinies caresses,

Aller me perdre aussi au sillon de tes fesses

Et au reste du monde alors être caché.

 

J’y passerai le temps qu’il faut. Jusqu’à ce que

Ton plaisir et le mien, mêlés étroitement,

Aient eu l’effet sur nous d’un merveilleux calmant.

 

Puisses tu être alors ce doux asile que

J’appelle de mes vœux. Et alors ce moment

Sera pour tous les deux un bel apaisement.

Matinée


Je te vois émerger doucement du sommeil

Et ton corps qu’aucun drap ne masque à mon regard

Mérite, je le crois, les plus doux des égards.

La vue de tes vallées et tes monts m’émerveille.

 

Quand ta peau que caresse un rayon de soleil

Se dévoile à mes yeux, émergeant du brouillard,

J’ai dans l’esprit l’idée de moments égrillards

Car ce que tu m’inspires n’a pas de pareil.

 

Tel un bourdon perdu sans reine des abeilles

Je danse un lent ballet, éperdu et hagard,

Espérant qu’un beau jour tu veuilles de mon dard,

Que ton invitation parvienne à mes oreilles.

Anxiolytique

Souvent attendre trop peut générer du stress.

On se ronge les sangs sans trop savoir que faire.

Dans ces moments la vie devient vite un enfer

Si on subit cela tout en serrant les fesses.

 

Se détendre il le faut. Et la masturbation

Va distraire le corps et apaiser l’esprit.

Un orgasme presto et la vie vous sourit.

En solo ou à deux, c’est selon vos passions.

 

On peut baiser aussi si on en a le temps

Et aussi l’occasion. Et puis après, content,

On voit que c’est passé et que tout va très bien.

 

Cette sorte de soins, naturelle ô combien,

Est, j’en suis persuadé, quasi universelle.

Et Dieu sait si, ma foi, j’en connais les ficelles.

Un sonnet Parti Culier

Je ne me lasse pas de regarder tes fesses

Et je n’aurai de cesse, éminemment salace,

D’y donner des caresses. Ah ce que j’en suis schlass !

Il est si bien en place et absent de mollesse.

 

Alors, je le confesse, j’en aime la surface.

Et jamais ne m’efface alors que,  dans la liesse,

Ma queue, qui s’interface avec toi ma déesse,

Se relève et s’abaisse sans faire volte face.

 

Ce n’est que la préface. Alors, ma pécheresse,

Il faudra que j’agace ton trou, sans rudesse,

D’un service trois pièces avide et plein d’audace.

 

Il faudra que ça passe avec délicatesse

Ou alors dans l’impasse on sera, ma druidesse,

Because It’s so priceless to handle your sweet ass.