Ce sonnet à ses seins

Ces seins si sensuels que j’ai sous mon regard

Sont de ce monde là une des sept merveilles,

On en est ébloui comme par le soleil

Et ne peut que les aimer à bien des égards.

 

Les prendre dans ses mains et la raison s’égare

Car leur rotondité, à nulle autre pareille,

Donne envie de croquer leurs si tendres groseilles

Et cette perspective me monte au cigare.

 

Je ne me lasserais, si j’en avais le choix,

D’en effleurer la peau de la pulpe du doigt

Ou de les empoigner pour en juger du poids.

 

Pourrai-je les goûter ? Je serais bienheureux

Ils m’inspirent tellement d’élans chaleureux

Et pour les conquérir je serai valeureux.

Matinée


Je te vois émerger doucement du sommeil

Et ton corps qu’aucun drap ne masque à mon regard

Mérite, je le crois, les plus doux des égards.

La vue de tes vallées et tes monts m’émerveille.

 

Quand ta peau que caresse un rayon de soleil

Se dévoile à mes yeux, émergeant du brouillard,

J’ai dans l’esprit l’idée de moments égrillards

Car ce que tu m’inspires n’a pas de pareil.

 

Tel un bourdon perdu sans reine des abeilles

Je danse un lent ballet, éperdu et hagard,

Espérant qu’un beau jour tu veuilles de mon dard,

Que ton invitation parvienne à mes oreilles.