Un cunni pour le café ?

Une autre interprétation de la contrainte du 11/09/2018 des oulimots : café cunni.

Il s’était levé le premier et avait décidé de se faire un café. La Bialetti, sur le gaz, commençait à chanter quand il l’entendit bouger dans la chambre.

– Oh que c’est bon de se réveiller avec cette odeur. Tu me fais une tasse s’il te plaît ?

Une idée venait de germer dans sa tête. Il sourit. Il lui remplit un des verres à double paroi qu’elle aimait tant et la rejoignit. Qu’elle était belle, allongée, nue, encore embrumée des plaisirs de la nuit. Elle se redressa et le lui prit des mains.

– C’est gentil, merci

– C’est un plaisir. Mais fais attention à ne rien renverser. Sinon…

Et, toutes affaires cessantes il plaça sa tête entre ses cuisses et colla sa bouche à son sexe. Elle manqua s’étouffer. Puis la surprise fit place à une première onde de plaisir. Il la connaissait si bien. Il savait à quel point elle aimait qu’il aspire ainsi son bouton, qu’il fasse courir sa langue le long de ses lèvres. Les aspire entre les siennes. La sensation était divine. Mais elle ne voulait pas céder. Non, pas tout de suite. Succomber à l’orgasme au point de renverser son café aurait marqué sa victoire. Et elle ne voulait pas la lui accorder trop vite. Elle oscillait donc tout doucement entre maîtrise et abandon, tout en sirotant son breuvage. Entre deux agréables frissons, elle se rappela la phrase de Talleyrand : “Café : Noir comme le diable Chaud comme l’enfer Pur comme un ange Doux comme l’amour.” À ce moment elle prenait tout son sens. Elle sentit qu’il insistait, accentuant ses caresses. Résister. Encore un peu. Soudain, vaincue, elle crispa ses doigts sur le verre alors qu’un puissant orgasme lui traversait la colonne vertébrale. Elle cria. Il ne l’abandonna pas tout de suite mais ralentit jusqu’à ce que la houle de son bassin se calme. Puis il se redressa, un sourire de défi aux lèvres. Elle le lui rendit et lui tendit la tasse. Vide. Il baissa les yeux. Le drap était immaculé.

–J’en reprendrais bien un. Tu en refais ?

Un café pour les cunnis ?

En suivant la contrainte du 11/09/2018 des oulimots : Café cunni

On m’a dit qu’un café cunni devait s’ouvrir bientôt dans les parages. Quelle bonne idée. Les minous de ces dames sont parfois si injustement délaissés. Un lieu où l’on en prendrait soin me semble tellement approprié.

Comment je vois la chose ? quelque chose de cosy où les clientes seraient à leur aise en pouvant choisir un environnement qui serait pour elles le plus confortable possible afin qu’elles puissent s’abandonner dans les meilleures conditions. Ainsi, si certaines préfèrent un doux matelas et des coussins pour se laisser aller, jambes ouvertes, à s’offrir à une bouche, d’autres, plus autoritaires préfèrent écraser de leur fessier le visage de celui ou celle qui les gamahuche. D’autres encore, intimidées, ne voudraient peut-être pas avoir de contact autre que buccogénital avec leur prestataire. Il faudrait alors prévoir pour elles un mobilier façon banc percé qui offrirait à leur sexe la caresse désirée tout en préservant l’anonymat nécessaire à leur orgasme. Il faudrait sans doute dessiner ces éléments. Sauf erreur de ma part, la grande distribution n’en propose pas. L’occasion de reprendre les crayons et la planche à dessin ?

Ensuite, il faudrait, je pense, un personnel mixte. Hommes et femmes ne prodiguent pas leurs attouchements buccaux de la même façon, n’en ayant pas la même connaissance. Les uns procédant ainsi qu’ils pensent qu’elles aiment, les autres comme elles aimeraient qu’on leur fasse. Et, à mon avis il faut proposer de la variété. Donc songer également à avoir un échantillon représentatif de la pilosité faciale des prestataires mâles. Car si certaines, qui ont l’épiderme fragile, préfèrent des lèvres et des joues glabres, il est parfois nécessaire à d’autres de se faire frictionner l’entrejambe avec quelque chose d’un peu plus râpeux pour agrémenter leur plaisir. Une barbe plus longue et bien entretenue aura également son charme pour la douceur laineuse qu’elle procure. Quoi qu’il en soit il y aura certainement des tests préalables et un casting des plus sérieux pour proposer quelque chose de qualitatif.

Je suppose que tout a déjà été mûrement réfléchi. Mais que ce projet me tente.J’ai d’ailleurs, je crois, vu passer l’annonce et je pense que je vais tenter ma chance. Quel que soit le poste Un changement de carrière me ferait du bien et je trouve l’aventure si belle. Reste à ce que je réussisse les tests. Que je convainque l’équipe de direction. En effet, je pense pas que le piston puisse fonctionner ici. Enfin, pas celui auquel on pourrait penser de prime abord. Bref. Qui ne tente rien ne tente personne. On verra bien. Me reste à réviser mes langues vivante quand même

20180902 Oulimots

En suivant la contrainte des oulimots du 02 Septembre

cosmos, cercueil,  parole,  ressort, rien, urbain, frontière, brume, infini

 

“Vers l’infini et au delà !”

C’est par ces paroles, pour le moins surprenantes mais ô combien prometteuses, qu’elle m’avait proposé de coucher avec elle quand elle avait fini par lâcher clavier et souris. Elle voulait enfin mettre en pratique IRL avec moi les sensations qu’elle avait pu éprouver via les diverses interfaces.qu’elle utilisait. Enfin, sous réserve qu’à mon tour je pénètre son univers de sexualité assistée par ordinateur. Ce n’était pas rien comme proposition et j’étais aux anges de pouvoir enfin faire l’amour avec elle. Un peu anxieux également. Comment allait-elle réagir à des stimuli non électriques ? Comment allait-elle passer la frontière entre virtuel et réel ? Il était de mon ressort que cela se passe le mieux possible.

 

J’étais donc venu chez elle car nous étions convenus que tout s’y passerait. Elle n’arrivait pas encore à envisager de quitter son environnement qui la sécurisait. Et puis nous devions commencer par mon initiation au cybersex. Son appartement était à son image, complètement barré. Aussi, je ne fus pas surpris outre mesure par la quantité de mobilier urbain dont elle se servait pour sa déco Nous bûmes un verre rapidement. Pas d’alcool, elle m’avait dit que c’était déconseillé pour ce que j’allais faire.

 

Puis il fut temps de passer aux choses sérieuses. Elle me fit me déshabiller et commença à me coller des capteurs un peu partout. J’enfilai ensuite une sorte d’étui pénien duquel partait une énorme masse de câbles. J’étais un peu inquiet, elle me rassura en me montrant l’équivalent féminin qu’elle utilisait pour elle. Une sorte de godemiché garni de picots et dont la base ressemblait à une énorme bouche, sans doute destinée à envelopper toute la zone pelvienne. Il n’était pas moins relié à un nombre incalculable de fils et autres gaines.

 

  • Il paraît que le plaisir féminin est plus complexe que le masculin. J’utilise ça depuis quelques temps et, comme tu peux le voir, cela ne m’a pas amenée dans un cercueil

 

Puis ce fut le tour d’une paire de gants, également câblés. Enfin, elle me coiffa d’un casque qui occultait complètement les sens que je pouvais avoir eu niveau de la tête. Cette sensation de privation cessa rapidement quand elle me connecta. Tout d’abord ce fut une impression de plongée dans un cosmos de pixels désordonnés. C’était assez grisant quoi qu’un peu déstabilisant. Puis cela finit  par se dissiper et tout se mit en place. J’avais fait le choix de rester dans un univers assez réaliste, plus rassurant pour ma première expérience. C’était tout de même assez fascinant d’évoluer dans un monde où les rencontres se faisaient si facilement. Je fus ainsi abordé par une accorte créature aux mensurations cartoonesques qui se jeta sur moi sans autre forme de procès. Elle me caressait. Je la touchais également Les sensations, sans être totalement réalistes n’en étaient pas moins extrêmement immersives. Alors quand mon immatérielle conquête entreprit de me prendre en bouche j’eus toute les peines du monde à ne pas jouir sur le champ. C’était comme si mon sexe était tout à la fois aspiré, léché, branlé. J’aurais voulu lui rendre la pareille mais, visiblement, le goût n’avait pas été implémenté dans la matrice sensorielle. C’était toutefois si bien fait que je ne résistai pas bien longtemps et je me sentis me vider à grandes saccades tandis que mes jambes se dérobaient sous moi. C’était vraiment très fort.

 

J’eus alors une invite me demandant si je voulais recommencer. Je déclinai. De nouveau la brume de pixels. Puis je sentis qu’on m’enlevait le casque. J’étais un peu perdu. Elle me rassura, me disant que ça allait vite passer et m’allongea. Il fallait que je reprenne mes esprits pour la deuxième partie de l’expérience.

Cunnisonnet (2)

La tête entre tes cuisses. Ô comme je voudrais

Y être en ce moment, m’y réfugier encore

À l’abri des soucis, à l’ombre de ton corps.

Ta toison est pour ça bien mieux qu’une cédraie.

 

Ne plus penser à rien d’autre que de lécher

Tes lèvres et ton bouton en d’infinies caresses,

Aller me perdre aussi au sillon de tes fesses

Et au reste du monde alors être caché.

 

J’y passerai le temps qu’il faut. Jusqu’à ce que

Ton plaisir et le mien, mêlés étroitement,

Aient eu l’effet sur nous d’un merveilleux calmant.

 

Puisses tu être alors ce doux asile que

J’appelle de mes vœux. Et alors ce moment

Sera pour tous les deux un bel apaisement.

Cris et suçotements

Je pense à votre sexe, là. Aux hurlements de désir modulés par ses lèvres et qui, bien que silencieux, vous vrillent l’âme, le corps. Malgré la distance, il me semble les entendre.  Et cela me peine. Aussi, je voudrais réduire au silence cette chatte qui vous travaille tant. Et pourquoi pas en proposant ma bouche pour la bâillonner ? Mes lèvres l’enveloppant, l’aspirant la suçant, la mâchant, sauraient-elles en apaiser les tracas ? Rassurez-vous, votre bouton, partie prenante de cette faim, ne serait pas oublié.

En faisant ainsi taire vos lèvres du bas, je ferai peut-être chanter celles du haut. Qui sait ?

A bouche que veux-tu

Ta bouche d’abord. Je voudrais la prendre. Oh, bien sûr, juste avec mes lèvres pour commencer Et, si tu venais à desserrer les tiennes, je glisserais ma langue à la recherche de la tienne…

Ces baisers m’excitent tant et me voilà comprimé, tendu. T’en es-tu rendu compte ? Certainement. Ta bouche abandonne la mienne et tu descends, le long de mon ventre, jusqu’à ma queue. Tes douces lèvres, je les sens, à présent, emprisonner mon gland. Tu m’aspires et ta langue danse un merveilleux ballet. Tu sais faire durer nos plaisirs. L’explosion finale est si proche et si loin. C’est divin…

Réciprocité (3)

Assise sur ma bouche, elle m’etouffe avec

Son cul si rebondi qu’elle m’offre à lécher.

Et son con qui ruisselle j’essaie d’assécher

De mes lèvres lippues, comme on suce un bombec.

 

Elle me branle aussi, d’une main assurée

Pour extraire mon jus qu’elle convoite tant,

Car elle a entendu que le foutre occitan

Serait susceptible de la transfigurer.

 

C’est un jeu entre nous d’ainsi nous caresser

Auquel nous nous prenons avec avidité

Et qui pour nous est plein d’un certain apparat.

 

En effet le dernier de nous deux qui jouira

Aura pouvoir sur l’autre. Et, sans ambiguïté,

Choisira de le prendre ou de le délaisser.

Réciprocité

Caresses réciproques sur le canapé

Que se donnent sans fin les amants éperdus,

Je les veux avec toi mais la tâche est ardue,

À notre quotidien il est dur d’échapper.



Il nous faudrait trouver le lieu et l’occasion

De pouvoir nous goûter jusques à pâmoison,

Accorder nos plaisirs à ce doux diapason,

Et faire ainsi entrer nos deux corps en fusion.



Lécher ton abricot et tes lèvres rosées,

Et ta bouche faisant à ma queue un fourreau,

Habite bien souvent mes pensées délurées.



En attendant, je souhaite pouvoir t'assurer,

Car je garde l’espoir d'être un jour ton héros,

Du désir qui est mien par ces rimes osées.

#ecriturecontrainte2018 (135)

Une contraire de hall de gare.

Nez*, genou* immature* pouls, cheville* cabinet* flanc, boutonnière* turbulence*

“Tu me reconnaîtras facilement sur le quai, j’aurai un œillet à la boutonnière.”

C’était son dernier message avant leur premier rendez-vous. Elle avait souri en le lisant. Ce détail suranné mais charmant. Preuve, s’il en fallait, de son esprit décalé et joueur qu’elle appréciait tant. Dans la zone de turbulences affective qu’elle traversait, cet humour était comme une bouffée d’oxygène. Elle était impatiente de le découvrir dans la vraie vie.

Une photo de sa cheville juste ornée d’un origami de grue japonaise en guise de réponse. Il apprécia la symbolique qu’il trouva encourageante. Il reconnaissait là le perpétuel optimisme qu’il avait décelé dans ses paroles. Il se dit par contre qu’il devrait baisser les yeux pour identifier son inconnue. L’idée de ne pas forcément chercher un visage n’était pas pour lui déplaire. Il était curieux. Il avait hâte.

Ils avaient tous deux prétexté un déplacement professionnel pour se retrouver. Elle avait abandonné son agence de communication et lui son cabinet comptable. C’était un peu immature comme comportement se disait-elle. Mais elle en avait besoin. Lui aussi lui avait-il dit. Leurs pseudo-clients leur laissaient deux journées complètes à passer ensemble, qu’ils comptaient occuper de la plus agréable des façons. Quitte à prêter le flanc à la critique, autant que cela se passât du mieux possible.

Elle s’imaginait donc, à genoux devant lui, rendant hommage à son sexe dont les photos lui avaient causé tant d’émois. Elle appelait à la gâterie cette queue dont elle avait pu apprécier tant de fois la rectitude marbrée de belles veines. Et elle saurait y rendre grâce de sa bouche et ses doigts. Elle en avait envie et elle se disait que ce désir lui conférerait tous les talents. Irait-elle jusqu’à à le gober entièrement ? À en avoir le nez contre son ventre ? Elle l’espérait. Elle voulait le surprendre, l’amener dans ses derniers retranchements. Le faire exploser sur sa langue pour pouvoir le boire jusqu’à plus soif.

Il connaissait d’elle surtout son sourire. Qu’il brûlait d’embrasser. Ses lèvres semblaient si accueillantes. Pour le reste, elle ne s’était pas tellement dévoilée à lui, mais il avait entrevu à l’occasion un peu des courbes de son corps. Et il se plaisait à imaginer comment il prendrait ses seins en main, en agacerait délicatement les pointes d’un doigt délicat. Son intimité restait cependant un mystère qu’il s’était contenté de fantasmer. Il la voyait presque glabre. Juste soulignée d’une légère toison dans laquelle il perdrait ses doigts. Puis sa bouche, titillant ses lèvres du bas et son bouton d’une langue agile et légère. Il boirait ses sucs directement à leur source. Plus sensuel que sexuel, il rêvait de la caresser, la lécher, plus que de la prendre. Il serait toutefois attentif à ses désirs et tâcherait de les combler au mieux.

Et puis ils se retrouvèrent face à face. Elle l’avait reconnu en premier et lui avait tendu la jambe vers lui. Il vit l’oiseau de papier. Remonta doucement, ne perdant aucun détail. Jusqu’à son visage. Elle lui sourit. Il lui rendit son sourire.Il sentait son pouls battre à ses tempes sous le coup de l’émotion. Timidement, il déposa un baiser sur sa joue. Elle tourna la tête pour lui offrir sa bouche. Il la prit dans ses bras. Ils n’avaient que quelques heures mais il leur sembla à cet instant que la vie leur appartenait. L’éternité même.

#ecriturecontrainte2018 (133)

Une contrainte rassurante

Trump, philanthrope, velours, carmin, magistrale, Gandhi, Carambar, Polatouche, ardeur

  • Ce Trump me fait peur, j’en ai des frissons. Si seulement ses rodomontades étaient des blagues carambar. Hélas… Nous sommes bien loin désormais des bons sentiments de Gandhi. Serre-moi fort…

 

Et moi, en bon philanthrope, j’étais venu me coller contre toi. Pour te rassurer, te réchauffer. Puis j’avais commencé à caresser tes cheveux,faisant ensuite patte de velours sur ton dos si tendu. Tu m’avais alors offert tes lèvres carmin pour un baiser langoureux, m’encourageant ainsi à poursuivre mon exploration. Je parcourais donc ton épiderme, agaçant tantôt tes mamelons frémissants, tantôt le lobe de tes oreilles. Sans oublier ta nuque dont je n’oubliais aucune des vertèbres. Tu te mis à soupirer d’aise et, d’une main autoritaire, tu pressas sur mes épaules, me faisant descendre jusqu’à ton ventre.

Je le découvris orné d’une abondante toison à laquelle je portai une main curieuse d’en connaître la texture. C’était si doux. On eût dit la fourrure d’un polatouche. J’eus soudain envie d’y frotter mon visage, mon menton, mes joues. Et, comme si tu avais deviné mes intentions, tu me pressas contre ton sexe que je me mis à lécher avec ardeur. Les poils de ma barbe étaient maintenant mêlés aux tiens les plus intimes alors que je te prodiguais ce cunnilingus magistral que tu avais silencieusement appelé de tous tes vœux. Ma bouche tantôt butinait ton bouton, l’aspirant avec délicatesse, tantôt prenait tes grandes lèvres pour en agacer tendrement la texture du bout des dents. Mes doigts n’étaient pas en reste et avaient investi ton vagin et ton petit trou, d’abord alternativement, puis simultanément. Tu tanguais sous toutes ces caresses et les gémissements que tu poussais étaient le plus beau des encouragements que je pouvais avoir pour les poursuivre. Je m’employai donc à te donner tout le plaisir possible et, bientôt, tu poussas un cri alors que ton plaisir m’inondait.

Le refuge intemporel de l’orgasme t’entourait maintenant et, ainsi protégée, tu finis de te détendre et t’endormis dans mes bras. Je veillai alors sur ton sommeil, me disant que je serais là tant que tu aurais besoin de réconfort. Quel qu’il soit.