Elle que j’ai croisée

Votre bouche carmin, vos tétons si menus

Accaparent mes yeux depuis cette soirée

Et quitte à être assez durement rembarré

Je me jette à vos pieds sans nulle retenue

 

Je voudrais vous baiser, ô ma belle inconnue.

Ces mots un peu osés pourraient vous effarer

Car je n’ai pas mis de gants pour me déclarer

J’avance à découvert car mes desseins sont nus

 

La balle en votre camp, voudrez vous la jouer  ?

Car mes sens sont à vif et je dois avouer

Que dur est mon désir de vous. Je suis tendu

 

Et je dois m’astiquer souvent pour soulager

Mon affection pour vous. Mais vous êtes engagée

À un autre c’est sûr. Vous m’auriez répondu.

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Ce sonnet à ses seins

Ces seins si sensuels que j’ai sous mon regard

Sont de ce monde là une des sept merveilles,

On en est ébloui comme par le soleil

Et ne peut que les aimer à bien des égards.

 

Les prendre dans ses mains et la raison s’égare

Car leur rotondité, à nulle autre pareille,

Donne envie de croquer leurs si tendres groseilles

Et cette perspective me monte au cigare.

 

Je ne me lasserais, si j’en avais le choix,

D’en effleurer la peau de la pulpe du doigt

Ou de les empoigner pour en juger du poids.

 

Pourrai-je les goûter ? Je serais bienheureux

Ils m’inspirent tellement d’élans chaleureux

Et pour les conquérir je serai valeureux.

Cunnisonnet (2)

La tête entre tes cuisses. Ô comme je voudrais

Y être en ce moment, m’y réfugier encore

À l’abri des soucis, à l’ombre de ton corps.

Ta toison est pour ça bien mieux qu’une cédraie.

 

Ne plus penser à rien d’autre que de lécher

Tes lèvres et ton bouton en d’infinies caresses,

Aller me perdre aussi au sillon de tes fesses

Et au reste du monde alors être caché.

 

J’y passerai le temps qu’il faut. Jusqu’à ce que

Ton plaisir et le mien, mêlés étroitement,

Aient eu l’effet sur nous d’un merveilleux calmant.

 

Puisses tu être alors ce doux asile que

J’appelle de mes vœux. Et alors ce moment

Sera pour tous les deux un bel apaisement.

Anxiolytique

Souvent attendre trop peut générer du stress.

On se ronge les sangs sans trop savoir que faire.

Dans ces moments la vie devient vite un enfer

Si on subit cela tout en serrant les fesses.

 

Se détendre il le faut. Et la masturbation

Va distraire le corps et apaiser l’esprit.

Un orgasme presto et la vie vous sourit.

En solo ou à deux, c’est selon vos passions.

 

On peut baiser aussi si on en a le temps

Et aussi l’occasion. Et puis après, content,

On voit que c’est passé et que tout va très bien.

 

Cette sorte de soins, naturelle ô combien,

Est, j’en suis persuadé, quasi universelle.

Et Dieu sait si, ma foi, j’en connais les ficelles.

Un sonnet Parti Culier

Je ne me lasse pas de regarder tes fesses

Et je n’aurai de cesse, éminemment salace,

D’y donner des caresses. Ah ce que j’en suis schlass !

Il est si bien en place et absent de mollesse.

 

Alors, je le confesse, j’en aime la surface.

Et jamais ne m’efface alors que,  dans la liesse,

Ma queue, qui s’interface avec toi ma déesse,

Se relève et s’abaisse sans faire volte face.

 

Ce n’est que la préface. Alors, ma pécheresse,

Il faudra que j’agace ton trou, sans rudesse,

D’un service trois pièces avide et plein d’audace.

 

Il faudra que ça passe avec délicatesse

Ou alors dans l’impasse on sera, ma druidesse,

Because It’s so priceless to handle your sweet ass.

Hommage

Ma belle, tes tétons, ce dimanche matin,

Ont un rose joli, tellement inspirant,

Que souligne toujours ton sourire mutin

Propre à nous rendre fous, nous tous tes soupirants.

 

C’est avec un plaisir toujours renouvelé

Que nous te contemplons lorsque tu te dévoiles

Avec tes cafés. Et je crois me rappeler

Que ta contemplation me fait frémir la moelle.

 

Alors ne cesse pas d’en boire. Et montre nous

Ce corps dont nous aimons le moindre des atouts.

Tes matins nous ravissent et nous les aimons tant.

 

J’essaie quelquefois de te rendre la pareille.

Hommages que je rend à ce qui m’émerveille

En exhibant mon torse. Instant surexcitant.

 

La Panne

Écrire, mais sur quoi ? Je n’ai aucune idée.

Je crois que j’ai du mal avec l’inspiration,

Je devrais m’accorder une respiration,

Hélas, je n’arrive pas à m’y décider.

 

Alors, tel un Sysiphe poussant son rocher,

Je souffre sang et eau pour pondre quelques mots.

Les voir sur le papier apaise un peu mes maux,

Me dissuade un peu plus d’un jour en décrocher.

 

J’ai cru à mes début que c’était la saison

Des amours qui guidait mes envies de fictions.

Mais le temps passe et n’émousse en rien mon désir.

 

Me torturer ainsi me donne du plaisir.

Masochisme ? Ou alors serait ce une addiction ?

Quoi qu’il en soit, bénie soit cette déraison.

Sonnet pileux

Ta toison caressée, du regard seulement,

Me donne des envies de choses plus osées.

J’entrevois, sous le poil, ton beau sexe rosé

Et je veux le laper si animalement.

 

Je n’ai jamais compris cet absurde diktat

Du minou épilé. Et je m’insurge alors

Contre cette agression infligée à vos corps.

Même si, quelquefois, il se peut que j’en tâte.

 

Alors, je t’en supplie, laisse sur ton pubis

Ce triangle subtil, féminin ô combien.

Ne succombe donc pas à l’appel du rasoir.

 

Et puis, quand nous serons ensemble en ton boudoir,

Je saurai rendre hommage à ton con. Et si bien

Que, tout à ton plaisir, tu voudras que je bisse.

Migraine

L’orgasme, m’a-t-on dit, fait passer la migraine.

Alors il me faudrait sur le champ essayer

Car c’est insupportable et je dois enrayer

Ce mal de tête horrible et qui me fout la haine.

 

Les partenaires manquent. Et, solitairement

Je vais me caresser, cherchant l’inspiration

Dans la virtualité. C’est par procuration

Que je rechercherai la fin de mon tourment.

 

Ma main, ma seule amie en ce mauvais moment,

M’amènera à ce médicinal plaisir

Dont j’ai un tel besoin. Intense est la douleur

 

Qui enserre mon crâne. Et puis, si par malheur

Ça ne fonctionnait pas, il me faudra choisir

Entre médication et recommencement.

Réciprocité (3)

Assise sur ma bouche, elle m’etouffe avec

Son cul si rebondi qu’elle m’offre à lécher.

Et son con qui ruisselle j’essaie d’assécher

De mes lèvres lippues, comme on suce un bombec.

 

Elle me branle aussi, d’une main assurée

Pour extraire mon jus qu’elle convoite tant,

Car elle a entendu que le foutre occitan

Serait susceptible de la transfigurer.

 

C’est un jeu entre nous d’ainsi nous caresser

Auquel nous nous prenons avec avidité

Et qui pour nous est plein d’un certain apparat.

 

En effet le dernier de nous deux qui jouira

Aura pouvoir sur l’autre. Et, sans ambiguïté,

Choisira de le prendre ou de le délaisser.