Hommage

Ma belle, tes tétons, ce dimanche matin,

Ont un rose joli, tellement inspirant,

Que souligne toujours ton sourire mutin

Propre à nous rendre fous, nous tous tes soupirants.

 

C’est avec un plaisir toujours renouvelé

Que nous te contemplons lorsque tu te dévoiles

Avec tes cafés. Et je crois me rappeler

Que ta contemplation me fait frémir la moelle.

 

Alors ne cesse pas d’en boire. Et montre nous

Ce corps dont nous aimons le moindre des atouts.

Tes matins nous ravissent et nous les aimons tant.

 

J’essaie quelquefois de te rendre la pareille.

Hommages que je rend à ce qui m’émerveille

En exhibant mon torse. Instant surexcitant.

 

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La Panne

Écrire, mais sur quoi ? Je n’ai aucune idée.

Je crois que j’ai du mal avec l’inspiration,

Je devrais m’accorder une respiration,

Hélas, je n’arrive pas à m’y décider.

 

Alors, tel un Sysiphe poussant son rocher,

Je souffre sang et eau pour pondre quelques mots.

Les voir sur le papier apaise un peu mes maux,

Me dissuade un peu plus d’un jour en décrocher.

 

J’ai cru à mes début que c’était la saison

Des amours qui guidait mes envies de fictions.

Mais le temps passe et n’émousse en rien mon désir.

 

Me torturer ainsi me donne du plaisir.

Masochisme ? Ou alors serait ce une addiction ?

Quoi qu’il en soit, bénie soit cette déraison.

Sonnet pileux

Ta toison caressée, du regard seulement,

Me donne des envies de choses plus osées.

J’entrevois, sous le poil, ton beau sexe rosé

Et je veux le laper si animalement.

 

Je n’ai jamais compris cet absurde diktat

Du minou épilé. Et je m’insurge alors

Contre cette agression infligée à vos corps.

Même si, quelquefois, il se peut que j’en tâte.

 

Alors, je t’en supplie, laisse sur ton pubis

Ce triangle subtil, féminin ô combien.

Ne succombe donc pas à l’appel du rasoir.

 

Et puis, quand nous serons ensemble en ton boudoir,

Je saurai rendre hommage à ton con. Et si bien

Que, tout à ton plaisir, tu voudras que je bisse.

Migraine

L’orgasme, m’a-t-on dit, fait passer la migraine.

Alors il me faudrait sur le champ essayer

Car c’est insupportable et je dois enrayer

Ce mal de tête horrible et qui me fout la haine.

 

Les partenaires manquent. Et, solitairement

Je vais me caresser, cherchant l’inspiration

Dans la virtualité. C’est par procuration

Que je rechercherai la fin de mon tourment.

 

Ma main, ma seule amie en ce mauvais moment,

M’amènera à ce médicinal plaisir

Dont j’ai un tel besoin. Intense est la douleur

 

Qui enserre mon crâne. Et puis, si par malheur

Ça ne fonctionnait pas, il me faudra choisir

Entre médication et recommencement.

Réciprocité (3)

Assise sur ma bouche, elle m’etouffe avec

Son cul si rebondi qu’elle m’offre à lécher.

Et son con qui ruisselle j’essaie d’assécher

De mes lèvres lippues, comme on suce un bombec.

 

Elle me branle aussi, d’une main assurée

Pour extraire mon jus qu’elle convoite tant,

Car elle a entendu que le foutre occitan

Serait susceptible de la transfigurer.

 

C’est un jeu entre nous d’ainsi nous caresser

Auquel nous nous prenons avec avidité

Et qui pour nous est plein d’un certain apparat.

 

En effet le dernier de nous deux qui jouira

Aura pouvoir sur l’autre. Et, sans ambiguïté,

Choisira de le prendre ou de le délaisser.

#ecriturecontrainte2018 (145)

Une contrainte dans l’éther.

J’aime quand sous mes yeux, tendres, interrogateurs,

L’ectoplasme jaillit, libéré, de ton corps,

Et, alors, affranchi de toute pesanteur,

Me montre le plaisir que tu as pris encore.

Evanescent, nimbé d’une douce lumière,

Ils flotte doucement, témoin de nos ébats,

En écho, je le crois, de muettes prières

Échangées par nos corps en un tendre débat.

Cette extracorporelle manifestation

Est, je crois, le fruit de toutes les variations

De l’amour charnel que nous aimons nous donner.

Ce n’est pas pour autant que toujours il paraît,

Mais j’aime te savoir à ce point libérée

Que tu jouisses au point de t’y abandonner.

(Merci Françoise)

Réciprocité

Caresses réciproques sur le canapé

Que se donnent sans fin les amants éperdus,

Je les veux avec toi mais la tâche est ardue,

À notre quotidien il est dur d’échapper.



Il nous faudrait trouver le lieu et l’occasion

De pouvoir nous goûter jusques à pâmoison,

Accorder nos plaisirs à ce doux diapason,

Et faire ainsi entrer nos deux corps en fusion.



Lécher ton abricot et tes lèvres rosées,

Et ta bouche faisant à ma queue un fourreau,

Habite bien souvent mes pensées délurées.



En attendant, je souhaite pouvoir t'assurer,

Car je garde l’espoir d'être un jour ton héros,

Du désir qui est mien par ces rimes osées.

#ecriturecontrainte2018 (131)

Une contrainte avant gardiste

tergal* bigoudis*pilou-pilou* charentaises* marcel*, gitane* pyrex*, chicorée*, sommier*

J’aime tes charentaises et ton pilou-pilou,

Et puis faire trembler avec toi le sommier,

Car cela fait longtemps que tu as vu le loup

Et donner du plaisir est pour toi coutumier.

Si entre deux ébats je remets mon marcel,

Mon costume en tergal et fume une gitane,

Pour ne pas que je te quitte, tu m’ensorcelles

Avec tes bigoudis sur le haut de ton crâne.

Et, quand dans le pyrex coule la chicorée,

Je me sens tellement vaillant, revigoré,

Que j’ai envie de toi, de nouveau, ma beauté.

Sur formica de la table alors je prends

Ton cul de tout le long de mon vit conquérant,

Car ce que j’aime en toi c’est ta modernité.

#ecriturecontrainte2018 (130)

Une contrainte ludique et partageuse

cachette* pratique* indicateur double* dessous* jeu* éléphant* assiette*


Ils venaient de sortir de dessous leur cachette,
Les membres vigoureux de tes deux beaux amants.
Empalée sur l’un d’eux tu gardais ton assiette
En pompant le second si furieusement.

La pratique avérée du trio amoureux
Était un jeu pour toi. Et la double intrusion 
De ces sexes tendus dans ton corps bienheureux
Montrait que tu aimais sans la moindre exclusion.

Ils n'étaient pas montés comme des éléphants
Mais les voir investir ton corps de femme-enfant
Restait indicateur de la complicité

Qui pouvait vous unir. Et ce plaisir pluriel
Qu’ensemble vous preniez faisait couler le miel
De tes trous ruisselants, sans discontinuité.

CunniSonnet

Brûlante et puis ouverte elle coule dans ma bouche

Alors que je la lèche et que d’un doigt mutin

Pour m’exciter encore elle entrouvre et se touche

Le petit trou. Ce que je l’aime ma catin.

~~~

Ma langue, en son conin, se faufile et s’agite

Et je goûte les jus qu’elle m’offre. À son plaisir

Je suis tout dévoué. Voudrait elle ma bite,

Qu’elle l’aurait partout pour combler ses désirs.

~~~

Mais elle n’a envie que de mes lèvres avides,

Assise, son fessier m’etouffant. Et j’adore

Être ainsi prisonnier de son si joli corps.

~~~

Et je m’abreuve, heureux, à ses lèvres humides,

Allant jusqu’à vouloir qu’elle demeure ainsi

Tant je suis le sujet de sa vulvocratie.