Dans le vent

J’aime marcher dehors lorsque souffle le vent.

Dans l’espoir que, malin, une jupe il soulève. 

L’éclair blanc d’une cuisse en promenant : un rêve 

Que je retranscrirai, le soir, en écrivant 

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Cela m’est arrivé, parfois, auparavant

J’en ai rêvé longtemps et sans aucune trêve.

Au point, en y pensant, de répandre ma sève 

Mais rien ne compte à mes yeux plus que le suivant. 

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Peut-être bien qu’un jour, le vent soufflant très fort

En troussant jusqu’au cul une dame dehors

Fera voler au loin son ultime dentelle 

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Je serais si heureux de voir virevolter 

Dans les airs un tanga noir, rouge ou bien bleuté

J’en aurais , c’est certain, les yeux qui étincellent 

Muse du soir

Toi que je ne connais qu’à travers un écran,

Quelques mots échangés sur la messagerie, 

Si tu voulais m’avoir, tu gagnas ton pari

Car, tu ne le vois pas mais j’ai le vit bandant 

Tu n’as qu’un mot à dire. Et immédiatement, 

Tu auras cet extrait depuis ma galerie

Tu m’excites tant, c’est de la sorcellerie. 

Et je suis soulagé là en te le disant 

Nous ne sommes, je crois, pas vraiment destinés

À plus que ces échanges nous abandonner 

Car la géographie nous joue un vilain tour

Je me contente donc de te bouffer des yeux

Mais, qui sait, si jamais le destin malicieux 

Nous autorisait à nous croiser un beau jour ? 

Un sonnet au poin(g)t

Je vous ai étonnée par ma grande souplesse

Alors que vous poussiez quelques doigts délicat

En moi. Souvenez-vous pourtant que, sans tracas,

Je vous avais confié vouloir cette caresse.

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Ce fut fait doucement, d’une infinie tendresse,

Et vous êtes arrivée, sans perte ni fracas,

À mettre votre main. J’ai soufflé : « Eurêka ».

J’avais atteint mon Graal. Grâce à vous Votre Altesse.

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Le chemin, défriché, accueillera j’espère,

D’autres exploration. J’ai mon point de repère

Et je sais désormais jusqu’où me dépasser.

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Et me demande même, avec appréhension.

Si je pourrai un jour vivre cette passion

Plus régulièrement. Je ne puis m’en passer.

Medecine Man

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Elle a besoin de soins. Il s’est agenouillé

Et ausculte des yeux sa charmante toison

De lubriques idées leur viennent à foison

Et ses lèvres du bas s’en retrouvent mouillées

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Avec le bout de sa langue il vient la fouiller

Il l’aspire, la suce : elle tombe en pâmoison

Il lui donne le La. Elle est au diapason

Il a de son plaisir la face barbouillée.

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Mais il ne cesse pas. Il veut lui procurer

Des orgasmes sans fin, fût-il courbaturé

De par sa position, à ses pieds accroupi.

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Elle crie sa jouissance, la tête renversée .

Un orgasme puissant vient de la traverser,

La guérissant de tout. La belle thérapie.

Sonnet Oral

 

Se lécher, se sucer, je ne vois rien de louche

Entre personnes sages, aimantes et polies

Ces buccales caresses sont choses jolies

Peu importe le genre et comment on se touche

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Alors, fille ou garçon, rejoignez donc ma couche

Et ensemble faisons les plus douces folies

De celles que jamais, non jamais, on n’oublie

Ces moments où chacun prend l’autre dans sa bouche.

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Se donner du plaisir semble être compliqué

Pour ceux qui se limitent aux choses codifiées

À ceux là je dis donc relâchez vos entraves

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Aimez vous sans plafond, sans aucune limite

Et que vous préfériez les chattes ou les bites

Ou les deux, tout est bon. Aucun péché n’est grave.

Abandon

Rougissez moi le cul, du fouet ou de la main

Je ne crains pas vos coups et même les espère

En un mot comme en cent vous êtes mon repère

Au sein de l’univers que nous promet demain. 

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Je vous sais décidée, sans aucun baratin 

Et sachant tour à tour être douce ou sévère 

Jouissez donc de mon corps de toutes les manières. 

Vous m’avez capturé je suis votre butin

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Je saurai me plier à chacun de vos vœux

Participer également au moindre jeu 

Auquel je serai convié. J’ai confiance en vous 

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Soyez soft ou bien hard. Ça n’a pas d’importance 

À partir du moment où j’entre dans vos danses 

Faites selon vos souhaits. Je suis à vos genoux

Sonnet candauliste

Tu as les yeux sur moi, les jambes grand ouvertes, 

Et tu attends ton dû. Tu l’auras c’est certain

Je te dois mon entrée dans ce lieu libertin 

Et je te saurai gré de cette découverte 

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Je sais ton mari là : il n’y a pas d’alerte,

Il nous épie derrière une glace sans tain.

Il guette je le sais, le moment opportun,

Lorsque de mes giclées je t’aurai recouverte;

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Il viendra donc laper, sur ton ventre blanchi,

Les gouttes de mon foutre. Et son sexe avachi

Pourra se redresser et prendre du service 

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Et quand il bandera de façon convaincante

Il pourra t’honorer à son tour mon amante. 

Passer après un autre est l’un de grands vices. 

Voyage

Nous désirions nous voir. Tu avais des projets

À me soumettre. Et moi j’étais plus que curieux

D’enfin appréhender l’univers merveilleux

Que tu nous promettais. J’ai donc fait le trajet

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La distance entre nous n’était plus un objet

De discussion car j’étais arrivé, envieux

De me retrouver entre tes mains, sous tes yeux. 

Du réel entre nous. Voilà le vrai sujet. 

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Alors, du fantasme à sa réalisation

Nous sommes passés sans la moindre transition 

Pressés, je le crois bien, de vivre nos émois

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Et, petit à petit, révélant ma souplesse

À tes doigts fureteurs qui exploraient mes fesses 

C’est enfin arrivé : tu as ta main en moi. 

Double sonnet

Nous voilà tous les trois réunis dans l’alcôve 

Nos habits un à un sont tombés sur le sol

Je suis ivre de vous bien plus que de l’alcool

En vous prenant la main je vous dis : « let’s make love ». 

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L’éclairage au néon donne des reflets mauves 

À vos peaux, à vos queues et je trouve ça drôle

Une à une vos mains me caressent, me frôlent

En un savant ballet. Je me sens saine et sauve

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Entre vous deux les gars. Vous semblez bien rodés

Au trio. C’est cela qui m’aura décidé 

À m’offrir à deux hommes simultanément.

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Je m’empale sur un, l’autre me sodomise

Et j’arrive enfin à la terre promise 

En jouissant de vous deux mes merveilleux amants 

#jeudisonnet

Ton vagin détrempé d’où coule la cyprine

A un effet puissant pour mon membre dressé

Qui, dans tes douces mains, se laisse caresser.

J’aime entre tes longs doigts faire jouer ma pine

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Sur mon gland à présent tu joues de tes babines

Avec lenteur. Je crois que tu n’es pas pressée

De me faire jaillir. Est-il dans tes pensées

Le programme sensuel auquel tu me destines ?

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Tu ne joues plus et l’air soudain semble rempli

Du désir que tu as de te faire baiser.

Je viens, de mon engin, tes contours épouser.

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Tu rugis à présent que je vais et je viens

Au plus profond de toi pour te faire du bien

Et toute autre notion semble alors abolie.