#ecriturecontrainte2018 (18)

18/01 : Vertige*, Nitescence*, Quai*, Éclore*, Saule-pleureur*, Poindre*, Absinthe*Ensorceler*, Tweed*

T’aimer jusqu’à laisser un doux vertige éclore.

Et puis t’ensorceler sans la moindre contrainte

Pour te faire tourner les sens plus que l’absinthe.

Ca me plairait beaucoup et j’en voudrais encore.

~

Et quand l’ombre du saule pleureur laisse poindre

De tes yeux éperdus la belle nitescence,

Le tweed ne peut cacher de mon désir l’essence,

Et je manque de mots pour pouvoir le dépeindre

~

Cette affection pour toi il faut que je la soigne

En nous faisant du bien, quelle autre solution ?

Je voudrais tant aller au bout de ma passion

~

Mais par manque d’audace et de témérité

Je manque d’à propos pour pouvoir te tenter

Et je demeure à quai alors que tu t’éloignes

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Des soins tout particuliers

Un sonnet de saison…

Ma pauvre amie, je vous trouve bien enrhumée

Grelottante, fiévreuse et bien courbaturée

Il me faut donc dès à présent me consacrer

À des soins radicaux qu’il faudra assumer

~

Par de douces frictions il faudra commencer,

Massages pectoraux tendrement appliqués

Et si le mal est pire que diagnostiqué,

C’est le reste du corps qui devra y passer

~

Et si dans votre bar manque un flacon de rhum

Pour un  grog qui pourrait tant vous régénérer

Je suis prêt à payer alors de ma personne,

~

Afin de vous donner du sirop de cordum

Seul remède pouvant alors accélérer

Votre guérison. Et nul besoin qu’on me sonne.

#ecriturecontrainte2018 (14)

14/01 : Censure*, nocturne*, tiroir*, cheville*,lire*, voiture*, politesse* compter*, dessert*


Te caresser sans cesse en roulant en voiture,

Et puis, comme dessert, te lécher sans compter.

Je ne veux entre nous pas la moindre censure.

Juste lire ton corps et me laisser tenter.

~

Un rendez vous nocturne avait tout commencé

Comme si d’un tiroir tu étais apparue

Depuis, tant de journées, tant d’années ont passé

Mais mon désir pour toi est sans cesse accru.

~

J’aime parfois, par jeu, enserrer ta cheville

D’un doux ruban de soie. Et voir ton œil qui brille

D’impatience qu’enfin je pénètre tes fesses

~

Ce spectacle enchante souvent ma pupille

Et je suis ravi quand tu es assez gentille

Pour si savamment me rendre la politesse.

#ecriturecontrainte2018 (13)

13/01  Footing* campagne* gâterie* caleçon” cuisse* glande*fromage* mur* tête*

J’aime faire glisser ma main dessus ta cuisse

Galbée par le footing. J’en perds souvent la tête.

Faire une gâterie à ton sexe si lisse

Me donne des désirs, soit d’ange, soit de bête

~

Aucun mur n’a alors l’épaisseur nécessaire

Pour étouffer tes cris. Alors à la campagne,

Sans en faire un fromage je vais je viens et j’erre

Je fais tout pour que nos deux plaisirs se rejoignent

~

J’ôte mon caleçon et le jette à tes pieds

La verge qu’il cachait t’est toute dédiée

Et je l’offre à ta bouche et tes mains volontiers

~

Ma glande prostatique est prête à exploser

Sous le doigté expert que tu m’as proposé

Et bientôt de mon foutre je vais t’arroser

#ecriturecontrainte2018 (12)

Les contraintes : océan* statue* armure*, parjure* amour*, mélancolie*, bal* Transnistrie* orphéon.

Me perdre malgré moi au fond de l’océan

De ta mélancolique, ô mon amour parjure.

Tu as su trouver le défaut de mon armure.

Et pour t’en savoir gré je rends ton cul béant

~

Belle odalisque nue venant de Transnistrie,

Ton beau corps de statue, au son de l’orphéon,

Ouvre le bal à de bien douces libations.

Et je lui rends honneur jusqu’à l’idolâtrie.

~

D’un doigt mutin d’abord j’explore ton derrière,

Puis prend place à son tour ma verge et je suis fier

De l’ouvrir chaque jour un petit peu plus grand.

~

Et puis un jour viendra, peut être est ce demain

Où pourra y rentrer, au fond, toute ma main

Et où tu connaîtras ce plaisir si puissant