Sonnet sodomique

T’embrasser tendrement alors que possédé
Par ma queue ton anus se dilate et palpite.

Dans cet étroit fourreau j’aime à fourrer ma bite

En de lents mouvements puissants et décidés.

~

Ta jambe relevée qui ouvre ton bassin

À mes virils assauts que tu apprécies tant

Attise mes envies. Et je désire autant

Te foutre en cul qu’en con en caressant tes seins

~

Alors, lorsque mon vit se perd au plus profond

De tes intimités celle la plus secrète,

d’Angélique garçon je deviens une bête.

~

Et mon plaisir au tien se mêle, se confond

Nous le crions ensemble, irrémédiablement unis

Par ce lien licencieux que notre amour bénit

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#ecriturecontrainte2018 (90)

Aujourd’hui (31/03/2018), le jeu était de cuisiner à partir d’ingrédients soigneusement sélectionnés : blanc de volaille – céleri – pomme de terre – carotte – bouillon (volaille ou légume, au choix) – champignon de Paris – poireau – oignon – basilic ou ciboulette

Découper le poireau et puis le céleri

En petits dés. Et puis aussi les champignons.

On y ajoutera l’emincé des oignons

Qui seront revenus dans un peu de curry.

~

Quand les blancs de volaille auront cuit à feu doux

Les couper en lamelles et les mettre au bouillon

Qu’on aura amené jusqu’à ébullition

En y incorporant des pincées de saindoux.

~

Penser à ajouter à la préparation

Une pomme de terre et des carottes aussi

Sans lesquelles le plat serait moins réussi.

~

Avant de le servir, penser à l’adjonction

D’un peu de ciboulette et d’un tour de moulin

À poivre. Et puis parsemer de graines de lin.

Sensuel sonnet

Empaumer ta poitrine avec délicatesse

Et puis la caresser d’une infinie douceur,

Jouer sur tes tétons d’un index agaceur.

Ils sont un instrument d’une infinie justesse.

Tes seins sont à mes yeux, et ça je le confesse

Une révélation. Et, pour cela, mon cœur

Ils sont de mon désir l’indomptable vainqueur

Juste à égalité avec tes jolies fesses.

Parlons en de ton cul, qu’il est joli aussi

Appelant à son tour mes caresses osées

Je souris à l’idée d’en prendre possession.

L’ensemble de ton corps m’inspire la passion

La seule idée qu’un jour je puisse en disposer

Me fait déblatérer ces tendres idioties.

C’est aujourd’hui le premier anniversaire de ce blog. Aussi, que pouvais je faire d’autre que de maltraiter un sonnet classique, comme je le fis quand tout a commencé

Merci Françoise.

Et merci au peuple des oulimots pour ce beau cadeau

merci les ouligens

Que j’aime ton si beau buisson ma chère ! Royaume

De désirs prometteurs ma douce dévoyée !
Quand vient mon vit bandant, aux délicats arômes
Tu touches ton clito, largement déployé

Je te suis si servile et depuis l’an dernier

Je te sers, et ce, malgré cette assemblée d’hommes

Qui aiment à te couvrir de sirop de cordum
(Je t’imagine encore, dans leurs bras, frétiller).

Que j’aimais ces orgies, ces amants si obscènesTous pendus à tes mots, tu en étais la Reine.
J’allais jouir cet hiver. – En toi, ma mie, en toi !
Oh ! dans ton cul sans fard j’allais tremper ma pine
Et j’en étais si dur. – Car, qui m’eût dit, Delphine,
Que ton coeur à présent avait changé pour moi ?

06/02 : Tournesol, plume*, tréfonds*, cloitre, passion*, légèreté*, malin* grandiose, présent*

***

Il faut dès à présent que je prenne la plume

Afin de redonner de la légèreté

À notre relation. Et qu’alors se rallume

Le feu de la passion qui nous a habités

~

Je me croyais malin et pensais que mes vers

Étaient grandioses alors qu’ils ne te touchaient plus,

Et,comme un tournesol, ton tropisme allait vers

Les tréfonds d’un passé bien trop tôt révolu

~

Alors, pour éviter définitivement

Que je me cloître trop dans cette poésie

Je vais dès à présent recycler mes écrits

~

Puissent ils à nouveau t’arracher quelques cris

De plaisir. Et qu’une nouvelle frénésie

Anime à nouveau nos corps excessivement

Suivez moi jeune homme

Tu m’as pris par la main et je t’ai emboîté

Le pas, bien décidé à te connaître mieux.

J’étais obnubilé par tes dessous soyeux

Que je considérais avec avidité

~

Ta démarche assurée était une promesse

Affirmée des plaisirs que tu me destinais.

Tes hanches qui roulaient, dans l’éther dessinaient

L’infini. Et je te vénérais ma déesse.

~

Où nous menaient tes pas ? Vers quelle sombre alcôve

Où tu t’allongerais et me susurrerais

Tous ces mots si coquins, tantôt doux, tantôt crus ?

~

J’avoue, quand je t’ai vue je n’aurais jamais cru

Que parmi tous ces hommes tu me choisirais

Moi le poète nu au milieu de ces fauves

5/02 : Cave*, mille-feuilles*, hautbois*, intubation, suranné*, politicien*, vif*, labour,*, explorateur*

T’ôter le mille-feuilles un peu trop suranné

De tous tes vêtements. Être l’explorateur

De tes méandres et puis t’écouter ahaner

Au son vif du hautbois dont je suis amateur

~

Comme un politicien du labour britannique

Avoir des opinions progressistes envers toi

Et descendre à la cave, en un geste organique,

Entre tes cuisses nues est un geste courtois.

~

Que je continuerai jusqu’à ce que, pressée

Par un désir profond, tu ne puisses cesser

De faire à mon vit une ardente invocation

~

Il sera temps alors, ma mie,de procéder

À cette intubation dont nous sommes obsédés

Et pour qui nos deux corps sont en adéquation.

#ecriturecontrainte2018 (35)

04/02 : bitte* Autruche*, Pratique*, Chaleur*,Moiteur*, Polie*, Offrir*(conjugué), Eau*, Trique*

La chaleur de l’été m’incite à ta pratique

Et je trique à penser que je te verrai nue

Las, tu m’offres en retour toute la politique

De l’autruche polie que tu es devenue

~

Tu ne veux, m’as tu dit, plus du tout t’amarrer

À ma bitte. Pourtant tu l’avais tant aimée.

Cette idée me rend fou, j’en suis tout effaré

Et je pleure à grande eau, malheureux, affamé.

~

L’idée de ne pouvoir goûter à ta moiteur,

De ton plaisir ne plus pouvoir être l’acteur,

Me plonge dans l’enfer de la perplexité

~

Et si c’était en fait une fausse candeur ?

Tu te serais drapée dans toute ta pudeur

Afin, à ton profit, d’un peu plus m’exciter ?

#ecriturecontrainte2018 (34)

03/02 : Tunnel*, supplier* chariot, crépuscule*, journal*, catacombes* pénurie*, ruines*, prédateurs*

Alors que s’avançait le sombre crépuscule

Où tous les prédateurs allaient sortir du bois

Il fallait t’attraper avant que tu bascules

La ruine de ta vie te mettais aux abois

~

Ce journal pour lequel j’eus dû te supplier

De ne le consulter qu’en cas de pénurie

Dans un si noir tunnel t’a hélas aiguillée,

Catacombes sans fin appelées jalousie.

~

Car à ta perte alors tu étais condamnée

Face à ce vil démon pour qui tu t’es damnée

Et qui à chaque instant t’a mise en porte à faux

~

Peut être est-il trop tard pour pouvoir te sauver

Alors que le chariot vient juste d’arriver

Sur lequel tu monteras jusqu’à l’échafaud.

#ecriturecontrainte2018 (33)

02/02 : boulot*, poireaux*, drapeau*, tôt*, Yvetot*,grelot*, entrepôt*,suppôt marteau*

Je quitte, mon amour, assez tôt l’entrepôt

Débarrassé du joug de mon triste boulot

Sois ma diablesse et moi je serai ton suppôt

Lors de ce cinq à sept ma jolie dactylo.

~

Donnons nous rendez-vous ce soir à Yvetot,

Où tu pourras enfin caresser mon poireau

Ainsi que mes grelots. J’en deviendrai marteau

À aller m’en noyer au fin fond du Noireau

~

Quand tu mettras alors ma quéquette en drapeau

Et que j’aurai ôté tes jolis oripeaux.

Nous pourrons nous aimer à tire larigot

~

Je t’ai, c’est assuré, tout à fait dans la peau

Et ma déclaration est tout sauf du pipeau

Car tu es ma déesse et je suis ton bigot.