Drum’n bass

Image Anna Carmela On Flickr

A écouter en musique

Mots contraints : Brûlant, survivre, balade, sommet, rêve, perle, âme, pose, jungle 

Elle n’est pas humaine. Elle danse au sommet du mur d’enceintes depuis des heures sur des tempos brûlants de jungle music et c’est à peine si elle transpire. Et je ne peux justement pas détacher mes yeux de cette petite perle qui, née à la base de son cou, s’apprête à présent à disparaître dans l’échancrure de son t-shirt après avoir emprunté le sillon qui sépare ses seins. 

Cela ne doit pas être une balade de tout repos de sortir avec elle me dis-je. Et, pourtant, j’en rêve depuis que j’ai posé mes yeux sur elle. Mais elle semble tellement inaccessible. Alors je me contente de la regarder de loin, accoudé au comptoir de la boîte de nuit. 

La musique s’est arrêtée et elle a fini par redescendre parmi les mortels, fraîche comme une rose. C’est incroyable. Comme la pose provocante qu’elle vient de prendre en se plantant devant moi. Suis-je son élu ? Celui qui va accompagner la fin de sa nuit ?

Cette perspective me fait sourire tout autant qu’elle m’inquiète. Je devrais certes survivre à l’épreuve de son corps. Mais j’ai peur d’y laisser mon âme.

Le barman pose un verre à côté de moi tandis qu’elle vient de glisser un « Salut toi » mouillé au creux de mon oreille. J’ai cru sentir sa langue me chatouiller le lobe et sa main a pris possession de mon épaule. 

Il va falloir se montrer à la hauteur à présent.

Les oulimots des copines et des copains

Passion

Je me glisse tout doucement en elle. Le bout du gland d’abord, puis je m’interromps. J’ai envie de prendre tout mon temps et d’apprécier cette magnifique créature comme il se doit. En appui sur mes bras, au-dessus d’elle, je cherche son regard. Mais elle a les yeux clos et feule doucement. Je prends son attitude comme accord pour que j’aille plus loin. Alors j’entre en elle, centimètre par centimètre. Son sexe est un fourreau brûlant. Elle semble être de ces femmes que l’on n’oublie pas, justement à cause de la chaleur inédite que l’on ressent en les prenant. Et Dieu ce que je peux aimer cela. Je plonge donc au plus profond d’elle, jusqu’à ce que les boucles de mon pubis et du sien finissent par se confondre. Puis je reste immobile un interminable instant. Elle entrouvre les paupières et je vois le feu noir qui sourd de ses iris à travers ses cils.

— Baise-moi !

Ses griffes ont abandonné mes fesses et remontent le long de mes flancs jusqu’à mes omoplates. Je me retire doucement, presque à la quitter. Puis, d’un coup sec, je reprends possession d’elle. Elle étouffe un cri dont je viens cueillir les bribes d’un baiser ardent. Le peu de retenue qui me restait vient de m’abandonner et je la pilonne désormais comme si j’essayais de l’ouvrir en deux comme un fruit trop mûr. Elle me laboure le dos tandis que ses hanches s’animent d’une houle frénétique et je dois me coordonner avec ses mouvements pour ne pas être désarçonné.

Il faut peut-être un temps un peu plus calme à présent, C’est ce qu’elle semble me dire en nouant ses chevilles derrière moi, restreignant ainsi l’ampleur de mes va et vient. 

Je finis par m’immobiliser. Nous soufflons fort tous les deux. Ses mains me saisissent  aux hanches et elle me libère d’elle avant de me poser sur le côté. Elle se redresse.

    — A mon tour d’être en selle.

Camille with love

L’histoire de deux amis liés par une troublante homonymie et dont nous suivons les tribulations. C’est une bien jolie romance que nous propose ici Julie-Anne de Sée avec son « Camille with love », paru aux éditions Elixyria. 

On s’attache très vite aux deux héros du roman. On sourit avec eux, on les plaint parfois, on a en tout cas du mal à les lâcher. Probablement grâce au climat que l’auteur réussit à mettre en place au fil des pages avec son style si caractéristique fait de mots et tournures bien choisies. 

J’ai choisi de prendre mon temps pour cette lecture. Parce que ce roman mérite de se déguster. Il est une jolie friandise.

Le printemps est là. Laissez-vous tenter par « Camille with love ». Il en sera un fidèle compagnon.

Camille with love est disponible sur le site des éditions Elixyria

Camille with love est également disponible à la FNAC ou chez Amazon

Mais c’est tellement mieux de faire vivre un libraire

De beurre frais. Ou pas

Mots contraints : Beurre, fruit, fluorescent, moisi, unique, démon, frais, ornement, brut.

L’industrie agro-alimentaire ne sait plus quoi inventer. 

La dernière en date : le beurre qui devient fluorescent quand sa date de péremption approche. Soi-disant pour éviter de le consommer moisi. Ben voyons. 

Je ne sais quel démon m’a pris de l’utiliser comme lubrifiant lors de ma dernière rencontre. Peut-être était-ce parce que c’était l’unique moyen que j’avais de répondre à sa demande d’un moment de sexe un peu plus brut qu’à l’accoutumée.

Taper dans la plaquette c’était tellement plus « roots ». 

Mais à présent j’en suis pour mes frais. J’ai la queue qui brille la nuit et je me serais bien passé de cet encombrant ornement.

Les oulimots des copines et des copains

On connaît la musique

Mot contraints : Blanche, ronde,  portée, silence, bémol, piquée, ut, mineur, canon

D’aucuns pourraient me trouver trop ronde, pas dans les canons de beauté actuels. Ils ne savent pas ce qu’ils perdent. Car chaque rencontre avec moi n’est pas piquée des hannetons et surtout pas autorisée à un public mineur. Je mesure la portée de mes paroles quand je déclare que personne n’est sorti indemne d’avoir passé une nuit avec moi. Car elles sont souvent blanches.

Petit bémol : il me faut bien évidemment garder le silence sur l’identité de certains de mes amants, qui pourraient bien mieux parler de mes prouesses que je ne peux le faire, et qui ont été capables de me faire chanter un contre-ut sous leurs assauts. Je dois savoir faire le distinguo entre notre vie privée et leur vie publique.

Je connais la musique.

Sensoriel

La bande son ici

J’ai commencé par contraindre ton corps dans un savant jeu de cordes. Te voilà à présent immobile. Je vais à présent te bander les yeux pour soustraire ce qui t’entoure à ta vue. Puis je finirai par glisser ces écouteurs que j’ai fait faire à tes mesures avant de lancer le morceau sans début ni fin que je te destine. 

Tu seras alors déconnectée du monde extérieur. Complètement ? Non. Ta peau pourra encore interagir et c’est ce que je lui destine. Tu vas connaître les sensations presque insoutenables d’un toucher exacerbé par la privation des autres sens.

Tu vas aimer.

Retrouvailles

Cela lui fait du bien de revoir cette amie. Ce n’est que pour le temps d’un café un peu prolongé mais les vicissitudes de la vie les ont trop longtemps éloignés et ils ont beaucoup à se dire. Des choses, surtout, qui n’ont pas la même saveur selon qu’on les lit sur un écran ou qu’on les entend les yeux dans les yeux avec son interlocuteur. 

Leur intime est de ces sujets et il a bien changé depuis la dernière fois qu’ils se sont retrouvés ensemble. Il savait qu’elle avait retrouvé un petit ami. Ce qu’il apprend à présent c’est que celle qui était auparavant une épouse discrète et plutôt effacée s’affirme désormais en tant que Maîtresse avec son nouveau compagnon. Ce dernier s’est très vite abandonné à elle, et il lui a fallu endosser de nouveaux habits. Elle en a d’abord été surprise mais, mise en confiance par cet homme expérimenté, elle est très vite entrée dans la peau du personnage. Et elle est épanouie dans cette relation plutôt épicée.

Il est curieux d’en savoir plus. Car, bien que complètement étranger à ce monde, il s’est toujours senti à sa lisière. Sans jamais avoir osé sauter le pas. Il lui pose donc une foule de questions qui étaient toujours restées sans réponses, si ce n’est par l’intermédiaire de vidéos ou de lectures sur des forums spécialisés. Elle lui répond sans rien masquer de sa réalité. Cela va des diverses pratiques auxquelles ils s’adonnent jusqu’à l’aspect psychologique et du décorum de la chose.

Mais rien ne remplace un exemple finit-elle par lui dire. Avant de lui proposer une initiation. Pas avec elle. Mais les diverses soirées où elle s’est rendue avec celui qui s’est soumis à elle lui ont fait rencontrer de belles personnes parmi les dominatrices et elle en connaît une qui saura lui faire découvrir cet univers en toute sécurité.

C’est une grande Dame du milieu local mais l’amitié qui est née entre elles fait qu’il lui suffit de passer un coup de fil pour organiser un rendez-vous. Il ne s’y  passera peut-être rien l’avertit-elle. Il n’y a rien de mécanique à ces choses-là : ils peuvent très bien ne pas se plaire et celle à qui elle l’adresse est catégorique sur ce point. Elle ne fait rien à la carte. Mais elle sera pour lui un bon point d’entrée.

Il a les yeux qui brillent alors que son amie raccroche, tout autant de reconnaissance envers elle que d’appréhension. Car elle vient de le remettre entre les mains d’une étrangère et, même s’il lui fait une confiance aveugle, ce bond dans l’inconnu qu’il s’apprête à faire est tout sauf anodin. 

Elle le rassure. Il s’y retrouvera : l’expérience aidant, elle a appris à identifier les profils et elle le connaît suffisamment pour savoir qu’il a des prédispositions à la soumission consentie. C’est ce qu’elle lui affirme avant de prendre congé. L’heure a tourné et ils doivent tous deux répondre à leurs obligations.

Une fois seul, il réalise qu’il vient de mettre le doigt dans un drôle d’engrenage. Surtout qu’il vient de recevoir un message d’un numéro masqué lui indiquant les modalités du rendez-vous. Mais il ne se défilera pas. Il sent au fond de lui qu’il fait le bon choix et remercie silencieusement son amie de le lui permettre. 

Back in black

Image Odris Ivan Minjarez

Le noir est le thème du jour. La composition reste libre. Alors je fouille dans mes affaires à la recherche de pièces qui feraient l’affaire. 

Et pourquoi pas ce pull en cachemire ? Mais alors porté sans rien dessous. Ni au-dessous. Voilà. Je l’ai passé et ne porte rien d’autre. Je pose mon trépied et sors sur mon balcon. Les toits enneigés feront un excellent arrière-plan pour ce premier cliché. Je tourne le dos à l’appareil photo, me cambre exagérément et presse le déclencheur. Je multiplie les poses. Je choisirai plus tard celle que j’enverrai.

Je rentre maintenant. Le froid est mordant et je ne peux pas m’exposer plus longtemps au risque d’attraper une crève carabinée. Je referme la porte-fenêtre et me dirige vers la cafetière. Un jus bien chaud me fera le plus grand bien après cette séance.

C’est maintenant assis sur le canapé que je fais défiler les prises sur mon écran. Il y en a de particulièrement réussies, avec une belle lumière sur mon fessier et la verticalité de mon sexe en prolongement de ma raie. Je ne sais laquelle choisir pour la lui envoyer. Je finis par me décider pour la quatrième de la série. Le contraste entre le noir du pull, la pâleur de mon cul et le blanc environnant y est particulièrement saisissant et elle n’a pas besoin de la moindre amélioration. Juste d’un léger recadrage.

C’est chose faite et je m’apprête à l’envoyer. De ma seule main qui tient le smartphone. L’autre est partie explorer mon hémisphère sud. J’aime me caresser à ce moment, en sachant l’effet que va faire cette photo. Nous allons probablement nous branler ensemble une fois qu’elle sera arrivée à destination. Cela fait partie du deal entre nous. Nous faire du bien par écran interposé avant de nous raconter comment nous nous sommes assouvis.

Le message est parti. Je peux me faire jouir à présent, en attendant sa réponse. 

Je me fais salive et engorgement, liquide et pierre. Et j’attends sa réponse. 

Chaud et froid

Image LFDT photographie

Il fait un froid de gueux aujourd’hui. Et le ciel est menaçant. On a même annoncé de la neige je crois. Alors, pour aller travailler, je me suis emmitouflée autant que possible. Tant pis si on ne voit de moi que mes yeux surmontant une silhouette rendue informe par les couches de vêtements que j’ai empilées. Je ne suis pas glamour le moins du monde mais au moins je ne suis pas gelée.

J’arrive en bas du bâtiment qui accueille les bureaux de la société où je travaille. Je porte machinalement la main à ma poche pour prendre mon sésame . Rien. Et là, je le visualise très bien dans le vide-poches de mon entrée. Mince, il va me falloir attendre que les hôtesses du desk arrivent pour récupérer un badge visiteur. Ma journée commence bien. 

— Vous avez des soucis Madame ? 

Je tourne la tête et tombe nez à nez avec un gars que je n’ai jamais vu mais dont je ne peux détacher mon regard. Je suis soufflée. L’hiver ne semble pas avoir de prise sur lui si j’en crois sa tenue : des derbies, un chino, et un manteau léger très cintré qui ne cache rien de sa carrure. Il est taillé dans un V très prononcé et je me dis qu’il doit le travailler très régulièrement. Il doit ressentir mon trouble car, sans qu’il ne me quitte des yeux, je vois un large sourire éclairer son visage. 

Il répète sa question. Je finis par bredouiller que je ne peux pas entrer. 

— Ce n’est que cela ? Vous vous collerez à moi au portillon d’entrée. Et puis nous prendrons l’ascenseur ensemble. Vous allez bien au onzième, non ? 

— C’est tout à fait ça. On se connaît ? 

— Non mais j’ai déjà croisé votre regard à la machine à café. Il est de ceux que l’on n’oublie pas. 

Je rougis et souris sous mon masque. 

— Merci 

Il finit par se présenter. C’est un nouveau du service informatique, fraîchement sorti de son école. La DRH a bien choisi me dis-je avant de le suivre dans le hall. Il sort son badge et me conseille de se coller à son dos. Je m’exécute et sens ses muscles rouler alors qu’il ouvre. J’ai subitement très chaud alors que nous nous dirigeons vers les cabines. 

Nous montons et je vois mon niveau défiler sous mes yeux alors que nous continuons à nous élever. Il s’excuse. Il a machinalement sélectionné le sien. Mais l’éclat de son regard dément ses dires. Nous arrivons au treizième. Tout est encore éteint. Il me propose un café, tranquille, avant que ses collègues n’arrivent. Il pose d’abord son manteau dans son bureau. Je le suis, les yeux vissés sur son adorable cul bombé. Est-il aussi musclé de partout ?

Il fait couler deux expressos. J’ai ôté mon écharpe. Il siffle d’admiration en voyant le tatouage dans mon cou. J’ai habituellement les cheveux lâchés et il ne pouvait pas l’avoir remarqué auparavant. Il y porte un doigt timide

— Je peux ? 

C’est comme si une bombe éclatait dans mon corps quand la peau de son index entre en contact avec la mienne. Je ne peux retenir un soupir et renverse la tête en arrière. Ses lèvres prennent alors le relais. J’ai l’impression de devenir liquide et porte la main en bas de son dos pour le plaquer contre moi. Il résiste un instant. Juste le temps de déboutonner mon manteau et d’en écarter les pans. Puis son corps s’écrase contre le mien. Il bande. Je fonds un peu plus. Je veux le toucher et lance une main vers son ventre. Il me faut sa queue entre mes doigts. Il grogne alors que je le libère avant de me saisir de son sexe. Puis essaie de se frayer un passage sous mes vêtements. Je me prends à maudire toutes ces couches que j’appréciais tellement il y a à peine quelques minutes. Il finit par arriver jusqu’à moi, m’électrisant un peu plus alors qu’il remonte le long de mes flancs en direction de mes seins. Je suis trempée. Je désire cet homme comme rarement cela a pu m’arriver.

La rampe de néons du couloir s’allume soudain et il nous faut reprendre une attitude digne le plus vite possible. Je n’en reste pas moins rouge. Tant pis si on le remarque, je mettrai cela sur un chauffage trop fort par rapport à ma tenue. Il me faut descendre à présent, pleine de frustration

J’ai quand même commencé à réfléchir à tous les prétextes possibles pour mobiliser le helpdesk en espérant tomber sur lui. Je n’aurai de cesse que lorsque je l’aurai. Et la fin justifie les moyens.

Une rencontre virtuelle ?

Il n’a pas croisé âme qui vive aujourd’hui. Cloîtré dans son appartement il a travaillé comme un damné, commençant avant le lever du soleil et finissant bien après que la nuit est tombée. 

Le manque de contact lui pèse se dit-il, alors qu’il finit par envoyer un dernier mail et éteint son PC. Mais que peut-il y faire ? Son boulot est plus que prenant et les restrictions en vigueur interdisent les sorties vespérales. Il essaie bien les applications de rencontre géolocalisées mais les profils qu’il retient ne sont souvent que de passage dans son quartier. Et quand bien même, dans quelles circonstances pourraient-ils faire plus ample connaissance ? Il insiste pourtant, passant quelques minutes à faire glisser son doigt sur l’écran de son smartphone. En vain. 

Jusqu’à ce soir. Un pseudo retient son attention. Beaucoup plus élaboré que ce qu’il peut croiser d’habitude. Il lit la bio. Sybilline mais extrêmement attirante pour son esprit curieux. Alors il like. À sa grande surprise c’est un match. Il hésite un instant. Comment aborder une telle personne ? 

Il n’a pas le temps de se poser trop de question. La notification d’un message reçu tinte à ses oreilles. Il ouvre. Il n’y a qu’une ligne. Un lien. Cliquer dessus ? Et si c’était une arnaque ? Il ne sait rien de son expéditeur après tout.

La suite le fait sourire. Un GIF tiré de Alice au pays des merveilles : « ouvre-moi et goûte au contenu » . Puis c’est Kaa : « aie confiance ». Quelqu’un de malveillant se donnerait-il cette peine ?

Il fait glisser son index. Et finit par presser. 

Son navigateur s’ouvre sur un blog. La page d’accueil est éloquente. Il doit régner ici un érotisme tout aussi raffiné que sulfureux. 

Il se promène un moment sur le site. Et va de surprise en surprise. Si les billets sont autobiographiques, la personne qui les a écrits est un(e) fieffé(e) coquin(e). Car aucun sujet ne lui échappe. Et la sexualité abordée n’a pas de genre ni de nombre.

Il n’a pas pu s’empêcher de porter la main à son entrejambe pendant ses lectures. Et caresse maintenant sa queue dressée avec une entêtante lenteur au rythme d’un récit de slow sex. Il a envie que cela dure longtemps encore. Il se sent bien. 

Il ne peut soudain pas s’empêcher de pousser un juron. La fenêtre vient de se fermer sans qu’il n’ait touché à quoi que ce soit.

Le message qu’il reçoit dans la foulée le rassure autant qu’il entretient son excitation

Vous ne croyiez quand même pas que j’allais tout vous donner le premier soir ? Allons donc. Je ne suis pas si facile que je peux en avoir l’air. Rendez-vous demain soir. Même heure. Soyez ponctuel. Bonne fin de soirée. 

Il pose son smartphone, fou de désir. Mais il se refuse à s’assouvir. Il verra bien jusqu’où il pourra aller avant de demander grâce.