Sonnet sodomique

T’embrasser tendrement alors que possédé
Par ma queue ton anus se dilate et palpite.

Dans cet étroit fourreau j’aime à fourrer ma bite

En de lents mouvements puissants et décidés.

~

Ta jambe relevée qui ouvre ton bassin

À mes virils assauts que tu apprécies tant

Attise mes envies. Et je désire autant

Te foutre en cul qu’en con en caressant tes seins

~

Alors, lorsque mon vit se perd au plus profond

De tes intimités celle la plus secrète,

d’Angélique garçon je deviens une bête.

~

Et mon plaisir au tien se mêle, se confond

Nous le crions ensemble, irrémédiablement unis

Par ce lien licencieux que notre amour bénit

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#ecriturecontrainte2018 (101)

Saline/salin, écume, tintinnabuler, briser, trafalgar, dragon , drakkar, fureur, chamarré(e)

Point de drakkar à Trafalgar,

Mais les vaisseaux, qui ont coulé

Dans les salines profondeurs,

On entraîné, bien malgré eux,

Marins et dragons aux uniformes chamarrés,

Dont les sabres s’entrechoquant

Tintinnabulaient avec fureur.

Les espoirs impériaux ainsi brisés

Mirent l’écume aux lèvres de Napoléon

Et un terme à ses rêves conquérants.

#ecriturecontrainte2018 (100)

Les mots contraints du jour : Patience, distance, constitution, sensation, longueur, ferveur, aventure, salissure, diocèse
Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage paraît-il. Mais, j’ai beau être d’une robuste constitution, j’ai de plus en plus de mal à accepter ton absence. J’ai tellement hâte d’abolir cette distance qui nous sépare et de pouvoir t’embrasser avec la ferveur que tu mérites. J’ai une inextinguible envie de me rendre en ton diocèse afin de connaître la sensation de ta peau contre la mienne. Et, ferions-nous les pires cochonneries que nos esprits tordus auraient inventées, je n’y verrais aucune salissure. Seulement une aventure sensuelle entre deux adultes aux consentements façonnés peu à peu.

#ecriturecontrainte2018 (97)

Les mots du jour (07/04) : Autruche, corde, temps, bonheur, abricot, forêt, mystère, main, chemise

Nous y étions. Tu étais là, étendue sur le lit, les jambes écartées et tu te caressais d’une main experte. Debout devant toi, j’avais une vue imprenable sur ton abricot souligné par une légère forêt de poils que je savais doux sous mes doigts. C’était un réel bonheur de te voir me révéler ainsi un à un tes mystères les plus intimes.

J’étais sur le point de me jeter goulûment sur toi quand tu m’arrêtas d’un geste autoritaire.

  • Nous n’allons pas jouer la politique de l’autruche mon cher, la dernière fois n’a pas du tout été à la hauteur de mes attentes

Je ne comprenais pas. J’avais pourtant eu l’impression d’avoir mouillé ma chemise pour te satisfaire. Je tentai de te le faire remarquer.

  • Certes tu as été actif, on ne peut te le reprocher. Mais tes gesticulations sans imagination deviennent vite un pensum mon ami.

Piqué au vif, je te saisis par les hanches pour te retourner sans ménagement avant asséner une claque retentissante sur ton fessier tendu. Tu tentas mollement de protester. Ma main,s’abattant de nouveau, t’en dissuada aussitôt. Tu eus bientôt le cul rougi. L’humidité qui perlait de ton sexe et ton petit trou qui palpitait trahissaient le plaisir que tu prenais à cette correction. J’humectai mes doigts de ta mouille puis ils t’investirent, tantôt devant, tantôt derrière. Tu te mis à gémir et onduler.

Mon sexe tendu prit rapidement la place de mes doigts. Sans cesser de te pilonner je te questionnai :

  • Alors tu la veux plutôt ici ?

Un coup en con

  • Ou plutôt là ?

Un coup en cul.

Je ne voulais te laisser aucun répit. Ni te laisser la.chance d’anticiper mes coups. Aussi pas question d’instaurer la moindre régularité dans mes assauts, ni en nombre ni en profondeur.

Tu hoquetais, tantôt cherchant à échapper à mes coups de boutoir, tantôt à m’absorber plus profond. Je sentais que j’allais venir mais il m’était impossible de relâcher l’emprise que j’avais prise sur toi. Alors,. quand il ne me fut plus possible de résister plus longtemps je me dégageai vivement, te retournai pour présenter ma bite à ton visage que j’inondai à grands jets. Tu accueillis mon foutre avec un sourire extatique avant de te servir de ma queue comme d’un pinceau pour l’étaler un peu plus.

  • Il faut te piquer au vif mais tu as plusieurs cordes à ton arc mon cher. J’aime avoir découvert cette autorité chez toi.

Je t’embrassai.

  • J’aime étendre le champ des possibles et je crois que ce n’est qu’un début.

#ecriturecontrainte2018 (96)

Les mots du jour : fidélité, bière, carcasse, bonheur, brûler, mors, critérium, chien et mélancolie.

La version oulimots :
Ce n’était pas de la petite bière quand, lassée du peu de fidélité dont faisait preuve ton amoureux, tu prenais le mors aux dents et décidais d’offrir ta carcasse à cette foule d’anonymes. Je ne sais pas quel bonheur tu pouvais connaître à ces étreintes multiples mais, à leur issue, plus aucune mélancolie ne se lisait dans ton regard. C’était comme si le fait d’avoir accompli ce critérium sexuel avait, à tes yeux, conféré à la gent masculine le statut de meute de chiens en chaleur que tu envoyais mentalement brûler en enfer. Et ta vie de couple reprenait. Normalement.

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Une autre version que je n’ai pas voulu (osé ?) Presenter.

Cette mélancolie qui me prend chaque année à la même période alors que l’on t’a mise en bière il y a sept ans. Déjà.

Tu me disais souvent ta lassitude de trimballer ta grande carcasse à la poursuite d’un bonheur que tu n’auras finalement jamais atteint. Tu aurais tant voulu prendre le mors entre les dents et t’échapper de ta routine. Hélas…

Tu auras brûlé ta chienne de vie à quêter amour et fidélité auprès de tous ces hommes qui te fascinaient intellectuellement. Mais qui, finalement, valaient bien peu humainement.

J’ai été là tant que j’ai pu. Je t’ai ramenée deux fois. Et il y a eu cette nuit où j’étais trop loin. Pour un critérium à la montagne. À croire que cette fois tu ne le voulais plus.

Tu me manques Sixtine.

En nu, en ni, mais sans ennui

Une conversation ce matin.

Des mots qui sonnaient bien.

Un amusement divin.

Déconvenue et avanies

Dues au déni de ma venue.

Me voilà devenu honni,

C’en est fini de ton corps nu.

~

Maintenu et trop racorni

Dans mes manies trop convenues,

De ton charnu je suis banni.

Embrouillamini bien connu.

~

Ton cul nu appelle au cunni

Vilenie tendre et bienvenue

Entretenue belle Rani

Par ce dégarni inconnu

~

Ingénu, sans trop de génie

Qui ne renie pas le menu

Avenu pour ton Harmonie.

Nenni eût été malvenu.

~

Continue t’il à l’infini,

Car bénie est sa survenue,

Ce fil ténu, indéfini,

Litanie qui t’a retenue ?

Road Poem

Un trajet de retour, un CD dans l’autoradio…

la bande son

Dérouler le ruban d’asphalte
Aiguillonné par Therapy.
Hélas la fatigue est tapie
Et me contraint à une halte.

Cela retarde ma venue,
Alors que je suis empressé

De t’étreindre et te caresser.

Ô cuisante déconvenue.

Je ne sais si tu m’attendras,

Ou bien, si d’espoir démunie

D’avoir de ma part un cunni,

Tu n’ailles sombrer dans tes draps

Que seule tu auras froissés.

Car j’espère que mon retard

Ne t’aura pas mise en pétard

Et que je ne suis remplacé

Par un de tous tes prétendants

Qui n’attendent que mon absence

Pour pour enfin entrer dans la danse

À ton chevet, ces vils ardents.

Un SMS est arrivé.

Tu me dis que tu vas veiller

Tu m’as quand même conseillé

De ne plus jamais m’esquiver

#ecriturecontrainte2018 (94)

Les mots du jour (04/04/2018) : bistouri houri bistouquette guère quequette molle fesse bistrot alina

Tu n’aurais pas dû passer sous le bistouri de ce charlatan ma pauvre Alina. Il avait dû aller au bistrot avant la salle d’opération et, loin de te métamorphoser en houri, à plutôt fait de toi un être étrange qui n’émeut plus guère ma bistouquette. C’est bien simple : tu as beau avoir acquis des fesses soi disant à la Kardashian, leur facticité me laisse parfaitement froid à leur contemplation. Et, pour ce qui est de les honorer, il me faut user de beaucoup d’artifices pour ne pas avoir la quéquette trop molle. C’est un fait, le Bio m’attire nettement plus.

#ecriturecontrainte2018 (93)

Les mots du jour (03/04/2018) : Callipyge Improbable Califourchon Impétueux Calame Imperceptible Call girl Implicite Câlin

À califourchon sur moi, tes hanches callipyges dansent un impétueux ballet, comme le ferait la plus expérimentée des call-girls. Ce câlin était toutefois bien improbable au début. J’ai toujours eu du mal à saisir l’implicite et tes premiers messages ne manquaient pas de ces imperceptibles nuances avec lesquelles tu aimes tant jouer. Comme quand, par exemple, tu me racontais ton don pour la confection des calames. Il m’a fallu un moment pour faire le rapprochement avec la taille des plumes. Mais, maintenant que j’ai réussi à raccrocher les wagons, j’espère que ma lubricité est à la hauteur de tes attentes.

#ecriturecontrainte2018 (90)

Aujourd’hui (31/03/2018), le jeu était de cuisiner à partir d’ingrédients soigneusement sélectionnés : blanc de volaille – céleri – pomme de terre – carotte – bouillon (volaille ou légume, au choix) – champignon de Paris – poireau – oignon – basilic ou ciboulette

Découper le poireau et puis le céleri

En petits dés. Et puis aussi les champignons.

On y ajoutera l’emincé des oignons

Qui seront revenus dans un peu de curry.

~

Quand les blancs de volaille auront cuit à feu doux

Les couper en lamelles et les mettre au bouillon

Qu’on aura amené jusqu’à ébullition

En y incorporant des pincées de saindoux.

~

Penser à ajouter à la préparation

Une pomme de terre et des carottes aussi

Sans lesquelles le plat serait moins réussi.

~

Avant de le servir, penser à l’adjonction

D’un peu de ciboulette et d’un tour de moulin

À poivre. Et puis parsemer de graines de lin.