Chassé croisé

Les meilleures choses ont une fin : j’ai passé quelques jours en vacances au bord de la mer mais le moment de rentrer est venu. Leur bilan est plutôt bon si je me base sur le traditionnel triptyque sea sex and sun. Le temps a été beau, la mer à température idéale et les plages fréquentées juste ce qu’il fallait pour faire quelques rencontres et les assouvir un peu à l’écart. C’est donc repu et la tête pleine de jolis souvenirs que j’ai repris la route.

La circulation est dense. Je ne suis toutefois pas pressé et décide de faire une première pause sur une aire d’autoroute en attendant que le trafic se fluidifie. J’ai aussi envie d’un café après ces deux heures de route un peu chaotiques. 

La tramontane est soutenue ce dimanche et, en m’extrayant de mon véhicule, je ne peux m’empêcher de la voir jouer avec la petite robe noire de la femme qui vient de sortir de la voiture voisine et se dirige vers la cafétéria. 

La petite brune ne fait pas attention. Moi si et ce qui devait advenir arrive. Une rafale un peu plus forte (ou coquine) que les autres la trousse jusqu’à la taille et me dévoile un joli fessier, bien arrondi, fendu par la dentelle d’un tanga assorti à sa tenue. Admiratif, je ne peux m’empêcher de siffler entre mes dents. Elle l’entend et me fusille du regard à peine a-t-elle fini de rabattre le tissu.

  • Elle te plaît ? Tu t’y prends mal pour l’aborder mon garçon 

Une voix masculine derrière moi. Je me retourne pour tomber nez à nez avec celui qui doit être le compagnon de mon exhibitionniste par accident. Je me confonds en excuses, ce qui le fait sourire.

  • Je ne juge pas le fond mais bien la forme. Viens avec moi, tu lui dois bien un rafraîchissement après ta maladresse. 

Je le suis, tout aussi penaud que curieux après la réaction de l’homme. Nous rejoignons sa compagne à l’intérieur. Elle me toise, d’abord sévère, puis son visage s’éclaire quand il vient lui susurrer quelques mots à l’oreille.

Nous choisissons tous les trois nos consommations, je les paie, et nous sortons sur la terrasse avant que la conversation ne s’engage avec mon acte de contrition. J’apprends alors que le couple rentre d’une semaine au Cap et que si le vent l’a surprise tout à l’heure, sa conséquence ne lui a pas du tout déplu, bien au contraire. Jusqu’à ma réaction malheureuse. Je l’assure en être désolé et lui demande pardon une nouvelle fois. Elle accepte mes excuses et me propose même un petit jeu. Si j’ai le cran de l’accompagner jusqu’aux toilettes pour dames j’aurai le droit de reprendre ma route avec la culotte qui m’a tant troublé. Elle se lève ensuite et se dirige vers l’intérieur. Son chéri me tape sur l’épaule 

  • Va te racheter de ta faute, elle t’attend. Ne la déçois pas 

J’hésite un instant, c’est presque trop beau pour être vrai, ce genre de choses n’existent que dans les histoires coquines que j’aime lire

  • Qui ose se réalise. Et elle ne va pas poireauter indéfiniment. 

Je me lève comme dans un rêve avant de franchir la porte de ce domaine qui m’est normalement interdit. Chose étonnante, Il n’y a qu’elle dans la pièce. Elle m’entraine rapidement à sa suite dans une des cabines avant de me faire asseoir sur la cuvette et de se camper devant. Elle enlève sa culotte en un clin d’œil et remonte très haut sa robe,m’offrant ainsi une vue imprenable sur un abricot glabre. J’avance ma main, elle la repousse. 

  • Tu ne croyais pas que tu allais avoir le droit de toucher j’espère. Contente-toi déjà de regarder. Et mets toi à poil ! 

Je reste tétanisé quelques secondes avant de m’exécuter, prenant bien soin de suspendre mes vêtements à la poignée de la porte. Je ne sais absolument pas où elle veut en venir alors qu’elle écarte largement ses lèvres intimes sous mon nez.

C’est quand un jet dru et limpide jaillit d’elle et vient m’inonder le torse que je comprends, d’autant qu’elle ne se prive pas de commenter la scène en me disant qu’ainsi je ne l’oublierai pas et qu’elle marque son territoire. Je me laisse d’abord faire avant, par réflexe, de recueillir le précieux liquide dans mes mains en coupe. 

  • Bois-moi. Et tu t’ essuieras ensuite avec ma culotte, tu l’as bien gagnée. 

Elle sort à peine après avoir fini, me laissant hagard à la suite de cette scène surréaliste. Il me faut un moment pour reprendre mes esprits, me sécher et nettoyer un peu. Ils sont partis quand je finis par sortir. Je sais que je ne les reverrai pas. 

Je crois quand même avoir compris la leçon. Je tournerai désormais sept fois ma langue dans ma bouche avant de siffler.

Dommage…

(Photo Rüdiger Dr Radkte-Harder on Flickr)

 

Il détestait cette impression de suer la tristesse. De se murer chaque jour un peu plus dans le désespoir. D’être un de ces astres morts qui s’effondrent sur eux-mêmes et dont même la lumière ne parvient plus à s’échapper.

Et il se souvenait parfaitement de quand c’était le contraire. C’était il y a peu. Il rayonnait, il était solaire. Mais il avait fini par imploser.

Il s’était retrouvé à la croisée des chemins, attendant un mot. Ou un geste. Qui n’étaient jamais venus. Qu’il n’avait, en fait, pas su aller chercher.

Il s’en était fallu de peu. De presque rien.

Attraction des extrêmes

Il y avait quelque chose de magique dans leur relation. Il ne s’étaient vus que trop rarement, faute de temps, et n’avaient échangés que quelques baisers. Et pourtant ils nourrissaient l’un pour l’autre une affection sans défaillance. Peut-être parce qu’ils étaient chacun à une extrémité de la chaîne alimentaire et qu’ils se complétaient. Elle était débordante de vitalité, menant de front plusieurs vies et se montrait dévorante dans ses relations. Il était plutôt réservé, calme et réceptif. Elle le faisait sortir de sa zone de confort. Il lui en apportait une. Et leur équilibre était sûrement dans ce juste milieu

Une nouvelle rencontre

Nos agendas ont fini par coïncider. Et, comme la météo est radieuse, elle m’a donné rendez-vous sur cette terrasse que je sais ne pas être loin de chez elle et où elle m’a dit qu’elle serait plus à son aise. J’ai respecté son choix. Son bien-être avant tout. Je m’y présente un peu en avance. Je veux m’imprégner de ces lieux qui lui sont familiers, comme si ça pouvait me permettre de mieux la connaître. Le lieu est cosy, bien à l’image du raffinement que je lui prête. C’est bien. Je m’installe à une table un peu isolée. J’ai envie d’une sorte d’intimité pour cette rencontre. Je commande un café en l’attendant, une façon de me donner une contenance. Je suis légèrement intimidé à l’idée de la voir sans Lui.

Et puis elle arrive. À la fois élégante et sexy dans une petite robe bleue qui la met merveilleusement en valeur. Elle me révèle ainsi tout le galbe de ses longues jambes et, si je relève les yeux, ils se perdent dans un joli décolleté qui laisse entrevoir l’arrondi de sa poitrine. Je me lève et l’invite à me rejoindre d’un léger signe de la main. Elle s’approche et nous nous embrassons. Sur la joue. Le baiser est toutefois délicieusement appuyé. Nous nous asseyons, face à face. Je la regarde avec envie.

Mon téléphone bipe. Un message. C’est Lui. Il me demande si elle est bien arrivée. Il veut aussi une photo de nous deux. Pour partager ce moment avec nous. Nous obtempérons. Il y a quelque chose de très excitant à Lui faire part de ce rendez-vous galant. Même si, quelque part, Il en est l’instigateur.

La conversation s’engage. Nous parlons de tout et de rien sans nous quitter des yeux. Mais, assez vite, nous glissons vers le sujet de nos attentes et nos désirs. Chose étrange, nous ne l’avons jamais abordé en chat. Comme si nous attendions d’être en tête à tête pour nous livrer. Je lui fais ainsi part de mon envie de caresser sa peau dont je n’ai pu jusqu’à présent qu’imaginer la texture. Elle ne me détrompe pas sur sa douceur. Un peu enhardi, je laisse courir mes doigts sur son avant-bras. Sans la lâcher des yeux. Elle me sourit et ne le retire pas. Mais elle a les pommettes légèrement empourprées et ses yeux brillent un peu plus fort.

Je finis par retirer ma main. Une belle complicité entre nous est en train de naître, j’aime ça. Je crois qu’elle aussi. D’ailleurs elle ne manque pas de me le faire savoir en faisant délicatement glisser son pied nu le long de ma jambe sans me quitter des yeux. Cette caresse me met dans tous mes états et elle ne manque pas de le remarquer. Elle semble savourer le trouble qu’elle a provoqué en moi et en remets une couche en faisant glisser un index mutin le long de ma joue. Puis elle se lève, se penche vers moi et murmure à mon oreille qu’elle doit me laisser un moment. Une petite course à faire pas loin.

Je ne sais sur quel pied danser. L’accompagner ? J’en ai une folle envie. Mais un fond de réserve me cloue sur mon siège. Jusqu’à ce message. Une photo d’elle. La bretelle de sa robe a glissé sur son épaule, laissant apparaître sa lingerie. En seul commentaire le nom d’une boutique et un : “viens”.

Il me faut prendre sur moi pour ne pas courir la rejoindre. Je règle nos consommations et pars à sa recherche. Ce n’est pas loin. Un joli magasin de dessous. La vendeuse me dit que madame est dans la cabine du fond. J’ai le sang qui bat à mes tempes. Je pousse le rideau. Elle me tourne le dos et son soutien-gorge est dégrafé. Elle me demande si je peux l’aider. Je m’approche pour ce faire et elle bascule la tête en avant. J’ai sa nuque offerte sous les yeux. Je ne peux m’empêcher d’y poser mes lèvres. Elle soupire et vient appuyer son dos contre mon torse. Je l’enlace, les mains d’abord sur sa taille. Puis je les fais remonter vers sa poitrine. Je sens ses tétons s’ériger sous mes doigts. Ses fesses, collées contre mon bassin, ne doivent rien ignorer de l’effet qu’elle me fait. Je l’embrasse maintenant dans le cou sans cesser mes caresses.

Finalement elle se dégage et se retourne face à moi, torse nu. Le soutien-gorge est tombé. Je porte aussitôt ma bouche à ses seins. Je les embrasse, les aspire entre mes lèvres, les mordille. Elle gémit et tangue sur ses jambes.

Nous avons envie d’aller plus loin mais soudain nous entendons une voix inquiète derrière le rideau qui demande si tout va bien. Nous allons devoir arrêter là pour aujourd’hui. Mais, avant de partir, elle porte ma main à son ventre. Sa culotte est trempée. Elle me dit en souriant qu’Il va être content. Je porte mes doigts à mes lèvres. Le goût est divin et j’imagine aisément Son plaisir quand elle le rejoindra. Je me permets toutefois de lui proposer une variante. Elle m’offre ce slip en souvenir et elle repart avec celui que je compte lui proposer. Elle acquiesce. Il sera ravi de cette initiative me dit-elle. Et, comme elle connaît parfaitement sa taille dans les modèles proposés ici, je n’ai qu’à choisir. Je décide qu’elle portera un ravissant tanga assorti à sa parure. Je passe en caisse et demande à la vendeuse médusée de couper les étiquettes. C’est pour porter immédiatement lui dis-je. Puis je retourne à la cabine. Je fais glisser sa culotte le long de ses jambes. Puis lui passe la nouvelle. Elle frissonne.

Nous finissons par sortir sous le regard circonspect de la commerçante. Il est temps qu’elle Le rejoigne. Nous nous embrassons, les lèvres mêlées maintenant. Puis elle me regarde dans les yeux et je vois le plaisir qu’elle a pris à cette rencontre. Elle me donne rendez-vous très bientôt et monte dans sa voiture. Elle démarre et me salue d’un geste gracieux de la main.

C’est une fois rentré que je reçois un message. elle Lui a tout raconté. Cela Lui a plu. Il me remercie également pour mon attention et le cadeau que j’ai fait à sa femme. Le geste les a touchés. Ils ont tous les deux hâte du prochain épisode. Je les assure de la réciproque. J’ai envie de savoir où nos envies nous mèneront.

Performance

Le performer arriva sur la scène, précédé de roulements de tambour et nous présenta un godemiché hors normes : 

  • Oyez oyez braves gens ! Avec l’aide de mon assistante préférée, Ursula ici présente, je vais me prendre cet énorme jouet dans le baba.

Le public manifesta sa surprise comme un seul homme :

  • Vraiment ? 
  • Oui et merci d’avance d’attendre avant d’applaudir que le tour soit fini. Les dimensions de l’objet, que je vais faire pénétrer bien profond dans mon cul, nécessitent une grande concentration.

Je me hasardai à une question :

  • Et du désir aussi, non ?
  • J’ai la chance de vivre de ma passion.

Le remède

La journée avait pourtant bien commencé et rien ne le laissait présager, mais les faits sont là : une horrible migraine me broie les tempes et, après avoir fouillé fébrilement les tiroirs de mon bureau, je dois me rendre à l’évidence, je n’ai plus le moindre cachet pour me soulager. Comble de malchance mes collègues sont qui en vacances, qui en télétravail quand ils ne sont pas en réunion et je n’ai personne pour me procurer le moindre soulagement. 

Je me dis que cet après-midi va être long lorsque je reçois un mail dont je me prends à espérer qu’il sera salvateur. La fille de l’accueil vient de réceptionner un colis pour nous et, connaissant son sens de l’organisation, je me dis qu’elle doit avoir quelques Doliprane dans une boîte à pharmacie. 

Je descends l’escalier pour aller la retrouver. Il règne une chaleur étouffante dans les parties communes de l’immeuble et, à bien y réfléchir, c’est probablement le contraste avec la climatisation presque glaciale, qui souffle dans mon dos et que je ne peux régler, que j’ai attrapé cette migraine.

Laure doit également avoir très chaud derrière son comptoir si j’en crois sa tenue lorsque j’arrive. Elle n’est habituellement qu’une femme tronc mais je vois clairement lorsqu’elle se lève pour attraper que le débardeur à fines bretelles et le short qu’elle porte ne sont là que pour lui assurer le minimum syndical de décence. J’aime bien Laure, elle est sympa et je dois reconnaître que les grands gabarits dans son genre ne m’ont jamais laissé indifférent. La douleur ne parvient pas à me faire oublier que je la trouve très désirable ainsi, surtout lorsque je remarque la goutte de transpiration qui vient de partir de la base de son cou et vient mourir dans son décolleté. 

  • Tu peux émarger ? 
  • Oh pardon, j’avais la tête ailleurs, je l’ai d’ailleurs dans un étau. Tu n’aurais rien qui puisse faire passer cela ? 
  • J’ai du paracetamol mais je vais te dire une chose : j’ai un remède qui se transmet de mère en fille dans ma famille et, si tu veux, je peux t’en faire profiter. 
  • Quoi que ce soit, je l’accepte si c’est efficace. 
  • Personne ne s’en est jamais plaint. Suis-moi. 

Elle m’entraîne à sa suite dans une salle vide non loin du hall d’entrée. Il y règne une douce pénombre qui me fait du bien. Elle m’invite à m’asseoir et se place derrière moi 

  • C’est à base de massages, ferme les yeux et laisse-toi faire. 

Je suis son conseil et, bientôt je sens ses doigts passer sur la base de mon cou avant de remonter tout doucement. 

  • Je sens qu’il y a quelque chose en effet. Attends ! 

C’est quelque chose de beaucoup plus chaud, moite et souple que ses mains qui enveloppe désormais mon cou. Je crois savoir ce dont il s’agit mais je n’ose pas lui demander si je suis bien dans son sillon. Elle poursuit son massage quelques minutes avant de s’interrompre. J’ai un peu moins mal au crâne mais, surtout, je bande à en faire exploser ma braguette. 

  • Le mal est plus bas et il faut que je m’attaque à sa racine. Garde les yeux fermés mais lève-toi très doucement. 

Je suis à peine debout quand je la sens s’attaquer à ma braguette et en sortir mon sexe. C’est ensuite cette formidable sensation d’enveloppement que je retrouve mais autour de ma queue. La caresse de ses seins est douce et, peu à peu, les brumes de la migraine se dissipent. Je l’en remercie mais elle me coupe. 

  • Ce n’est pas encore fini, laisse-toi aller. 

J’obéis et, très vite, une langue de feu part de mes reins et remonte jusqu’à mon gland. 

  • Je vais jouir Laure. 
  • C’est bien ce que j’attends, c’est ainsi que nous extirpons le mal. 

Je ne peux pas m’empêcher d’ouvrir les yeux lorsque je sens le premier jet partir et je le vois s’écraser sur l’opulente poitrine de Laure, qui s’est mise torse nu pour s’occuper de moi, suivi du reste de mon éjaculation qu’elle étale sur sa peau à l’aide de mon gland comme si elle manipulait un pinceau. C’est alors que je prends conscience du fait que je n’ai plus mal du tout. C’est absolument prodigieux. Et je le lui dis. 

  • Il y a un dicton chez moi qui dit : « pour tous les maux l’orgasme est le meilleur des charmes ». Je te laisse à présent, je vais me rincer un peu. Contente de savoir que ça t’a fait du bien. Reviens quand tu en auras besoin 

Elle passe juste son short et disparaît, dépoitraillée, dans les couloirs. J’ai presque hâte de souffrir à nouveau pour lui demander comment se transmet ce secret de famille. 

Le club des 300

Image Jürg Bader / Flickr

La première pensée qui m’est venue en voyant arriver le gamin et son papa sur le carré à côté de moi c’est qu’il en était terminé de la tranquillité de mon voyage avant même qu’il ne commence. Et puis j’ai vu la maman et je me suis dit que je pouvais tolérer un peu de dérangement. Les jeunettes ne sont pourtant pas trop ma tasse de thé mais, avec ses cheveux châtains légèrement ondulés, ses yeux noisette et son petit nez en trompette, elle était vraiment craquante. Ça c’est la version la plus acceptable de la chose car j’étais plutôt fascinée par ses seins en poire, qu’aucun soutien-gorge ne venait comprimer sous le léger tissu de son débardeur, et ses jambes fuselées qui emergaient d’un mini short noir un peu ajusté. Que dire alors quand elle a déposé son sac à dos sur le porte-bagage ? Ses fesses, rondes et hautes, étaient un véritable appel à la caresse mais, voyageant en famille, elle devait rester un simple plaisir pour les yeux. 

Il me fallait me donner une contenance. Je me suis donc plongé dans la lecture des Chroniques de Mertvecgorod sur ma liseuse, espérant y trouver un dérivatif à la contemplation appuyée de ma voisine. Les choses ont plutôt bien fonctionné et j’ai à peine levé le regard lorsqu’elle s’est levée pour quitter la voiture. La meilleure des lectures n’est cependant pas grand chose pour moi en comparaison du besoin de café et, au bout d’une demi-heure, le besoin impérieux de me rendre à la voiture bar s’est fait sentir.

Je n’ai été qu’à moitié surpris en la retrouvant attablée, une tasse fumante devant elle. Je l’ai été nettement plus lorsque, après m’avoir adressé un grand sourire, elle m’a fait signe de la rejoindre. 

  • Bonjour, je désespérais de pouvoir vous parler en tête à tête mais l’alibi du café fonctionne toujours avec mon mari. Il ne me restait plus qu’à croiser les doigts pour que vous partagiez le vice de l’expresso avec moi.
  • Je n’osais faire plus que vous regarder du coin de l’œil mais voilà exaucé mon désir de passer un moment avec vous.
  • Du coin de l’œil ? Vous en avez de bonnes ! Vous me bouffiez littéralement des yeux avant de plonger dans votre Kindle et je dois reconnaître que cela m’a fait du bien, Monsieur est trop préoccupé par sa progéniture pour me porter plus d’attention que ce que l’on peut en avoir pour une mère
  • Vous êtes avant tout une femme et cette négligence est regrettable. 
  • Heureusement que je parviens, ça et là, à mettre de légers coups de canif dans notre contrat de mariage. Jamais encore dans un train cela dit. Voulez-vous m’aider à y remédier ? Il existe un club des 10000 pour les avions, je me demande s’il en existe un des 300 pour le TGV. 
  • Je ne me suis jamais posé la question mais votre proposition est particulièrement alléchante et je serais bien mal inspiré de la décliner. 
  • Alors allons-y. Les toilettes de la partie inférieure des voitures sont vastes et seront, j’en suis persuadée, une alcôve parfaite.

Complices, nous avons entrechoqué nos gobelets avant de les finir et de quitter notre place. Comme elle l’avait annoncé, l’endroit nous permettait quelques évolutions dont nous ne nous sommes pas privés sitôt la porte verrouillée derrière nous. Cela a commencé par un long baiser langoureux qui a fini de réveiller mes ardeurs, ce qu’elle a sans doute senti contre elle car elle a porté la main à mon paquet. 

  • Ça a l’air intéressant tout ça, tu permets ? 

Le tutoiement était devenu de rigueur compte tenu de cette nouvelle intimité. 

  • Fais-en ce que tu veux 

Elle a défait les boutons de mon pantalon et en a extrait ma queue qu’elle a aussitôt enserrée entre ses doigts. 

  • Oh ! Comme elle palpite ! Tu as un second cœur là-dedans ?

Elle s’est mise à me branler doucement et je me suis aussitôt dit demandé comment on pouvait se détourner d’une personne qui le faisait aussi bien. Ce n’était pourtant que le début car, me jugeant assez raide, elle s’est agenouillée devant moi et m’a pris dans sa bouche. J’ai cru que j’allais crier tellement sa langue était douce sur ma tige. Quand elle s’est redressée, je luisais de sa salive, parfaitement lubrifié.

  • Tu es parfait à présent. 

Elle a ôté son short -je n’ai même pas été surpris qu’elle ne porte rien en dessous- et a posé les mains sur le miroir, les reins exagérément cambrés. 

  • Encule-moi ! 

Je lui ai fait part de ma surprise et elle m’a répondu que son sexe restait chasse gardée de son mari. J’ai ri quand elle a ajouté qu’elle gardait certains principes avant d’écarter ses fesses et de positionner mon gland sur son œillet. J’ai ensuite poussé tout doucement et son cul m’a pris jusqu’à la garde. Elle était serrée et brûlante et j’ai adoré la tisonner pendant de longues minutes, la faisant gémir au rythme des bogies. Les meilleures choses ont pourtant une fin et, avant de jouir, je lui ai demandé où je pouvais le faire. Elle m’a alors décuplé et est revenu me gober jusqu’à ce que je lâche tout au fond de sa gorge et qu’elle l’avale. 

Lorsque nous sommes sortis des toilettes, nous avons eu droit aux regards furieux des voyageurs qui attendaient leur tour mais, ivres du plaisir que nous venions de prendre, nous n’en avions rien à faire. Nous avons regagné nos places en même temps. Le mari, en pleine partie de Uno avec son rejeton, n’a même pas relevé la tête. J’ai repris mon roman, elle a attrapé un livre de conseils à destination des enseignants débutants et nous avons terminé notre voyage ainsi, non sans échanger quelques clin d’œil à la dérobée. 

Je les ai laissés sortir lorsque le train s’est arrêté à destination et suis resté un moment, le temps que les couloirs se vident. Au moment de ramasser mes affaires, j’ai remarqué un rectangle blanc sur le sol. Je l’ai ramassé. Sa carte de visite. Restait maintenant à savoir s’il ne fallait pas pas que cette histoire reste une agréable parenthèse. Je l’ai tout de même mise dans ma poche. En souvenir 

Révélation

Mots contraints : Riche, attendre, pièce, mots, facile, cachette, émotion, sort, assez.

Le ton utilisé sur le billet qu’elle m’a envoyé sonnait comme la promesse d’une soirée riche en émotions alors j’ai accepté son invitation.

Et me voilà dans une pièce plongée dans le noir, à attendre depuis un temps qui me paraît infini qu’elle décide de ce qu’elle va faire de moi. Je commence à en avoir assez lorsque, sans dire le moindre mot, un homme sanglé dans un drôle d’uniforme me sort de ma cachette et me mène jusqu’à elle. 

  • Il est facile de céder à ses pulsions mais il l’est moins de vivre la frustration. Voilà ta première leçon, tu peux repartir.

Tout s’éclaire. 

  • Qu’il en soit ainsi Madame.

Les oulimots des copines et des copains

Team building

Nous sommes début août et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il n’y a pas foule dans les locaux de mon entreprise. L’activité est également au ralenti et je profite d’avoir un peu de temps libre pour rendre visite à d’autres services que le mien histoire d’entretenir la cohésion de la boîte. Aujourd’hui j’ai décidé de prendre le café avec les gens du R&D. Leurs interactions avec la finance sont réduites à la réclamation de ligne de crédits supplémentaires et je me dis qu’il faut peut-être leur montrer que nous ne sommes pas un père fouettard qui fait de l’obstruction systématique. 

Il n’y a personne quand j’arrive, à l’exception de Sophie, une des responsables du service que je connais bien mais je n’avais pas vue depuis longtemps à cause d’un congé maternité. Je trouve que la grossesse lui a fait un bien fou car j’ai l’impression qu’elle rayonne et ses formes se sont arrondies d’une façon que je trouve délicieuse. Je lui fais juste part du premier point mais mon regard doit trahir mon opinion sur le second car elle me fait remarquer en riant que je ne semble guère écouter ses récits de nuits éprouvantes avec bébé. Je m’en excuse platement. 

  • Ce qui est dommage en revanche, c’est que, depuis que je suis tombée enceinte, j’ai l’impression d’être devenue une terre sacrée. Mon mari n’ose plus me toucher. J’ai pourtant des envies mais il n’y répond plus. J’ai tellement changé que ça ?

Elle a posé sa main sur la mienne en me posant cette question et ses yeux se sont faits presque implorants. Je tente de la rassurer tout en me retenant de lui dire qu’elle est parfaitement désirable mais le sujet finit par arriver 

  • Mais toi, tu aurais envie de moi ? Ne tourne pas autour du pot s’il te plaît, et dis-moi les choses franchement. Je peux tout entendre, surtout venant de toi et je vois tob regard sur moi. 
  • Tu me plais beaucoup Sophie, et je trouve que la maternité t’a rendue encore plus désirable qu’avant. 

Alea jacta est. Je craignais un peu que ma déclaration la choque un peu mais il n’en est rien, bien au contraire. Son regard devient flou et elle s’avance vers moi la bouche entrouverte. 

  • Je te remercie pour ta franchise mais il me faut des choses plus tangibles à présent. Embrasse-moi ! 

Son désir semble avoir envahi toute la pièce et je ne peux pas résister à la tentation. Mes lèvres se collent aux siennes, qui s’entrouvrent, et nos langues se rencontrent, nos salives se mélangent. Nous restons un moment enlacés ainsi. Puis elle recule, me prend par la main et m’entraîne à sa suite dans une salle de réunion. 

  • J’ai tellement envie de toi, viens ! 

Nous avons à peine fermé la porte derrière nous que nous nous attachons mutuellement nos vêtements avec férocité, lesquels finissent par former un tas au sol tandis que nous nous observons dans nos nudités. 

  • Tu es si belle…
  • Tu bandes si fort, je veux que tu me la mettes…

Elle s’allonge sur une des tables et écarte largement les jambes. Son sexe, orné d’une jolie toison blonde, luit de son désir. 

  • Je peux te goûter avant ? 
  • À condition que je puisse le faire aussi. 

Je m’installe tête-bêche au-dessus d’elle et enfouis mon visage entre ses cuisses tandis qu’elle m’aspire. Nous gémissons à l’unisson tandis que notre plaisir monte et, bientôt, nous arrivons au point de non retour. Je me retire donc prestement de sa bouche, attends quelques instants que la tension dans mes reins retombe un peu, et viens présenter mon gland contre ses nymphes. 

  • C’est bien cela que tu voulais ? 
  • Tu aurais pu jouir dans ma bouche, j’aime aussi, mais tu as raison, il faut donner à ma chatte ce dont elle a besoin. 

Je m’enfonce en elle d’une poussée résolue et elle pousse un profond soupir. 

  • C’est si bon ! Vas-y fort maintenant ! 

Je ne me fais pas prier pour aller et venir de toute ma longueur sans oublier d’alterner les rythmes de mes pénétrations et, très vite, nous devenons comme fous, nous échangeant des mots d’une crudité invraisemblable. Arrive enfin le moment où, ne pouvant plus me retenir, je lui annonce que je vais exploser.

  • Arrose-moi de ton jus ! 

Je viens me positionner à côté d’elle et lâche tout. De longues giclées de foutre viennent maculer son ventre et ses seins, qu’elle étale sur sa peau. Elle se saisit ensuite d’une feuille du paperboard qui se trouve dans la pièce, s’essuie sommairement avec et vient m’embrasser 

  • Merci ! Mais je crois que je vais avoir besoin de preuves régulières pour être pleinement rassurée. 

Je lui promets mon concours et nous nous rhabillons. Lorsque nous sortons, nous voyons les employés vaquer à leurs occupations mais il règne un drôle de silence. C’est alors que nous remarquons l’affiche qui a été placardée à côté de la porte… 

Telle est prise…

Mots contraints : Destin, été, illimité, dessous, chaleur, jardin, dépendance, contre-courant, convoquer.

Le destin s’est montré facétieux avec moi cet été. J’étais persuadée du pouvoir quasiment illimité que je pouvais sur la population de mes amants et quand j’ai débarqué uniquement vêtue de mes dessous puis que j’ai vu le regard de tous ces mâles en chaleur qui m’attendaient dans ce club dont j’ai fait mon jardin secret, j’en ai d’autant plus pris conscience. 

Ces coquins m’ont pourtant montré la dépendance que je pouvais envers leurs liqueurs les plus intimes. Figurez-vous que ces coquins, que j’avais convoqués pour les boire, sont allés à contre-courant de mes attentes en m’arrosant. C’était bien, c’est certain, mais j’ai dû ravaler ma frustration.

Les oulimots des copines et des copains.

La piscine

Je paie de lourdes charges pour ça mais, lorsque vient l’été, elles prennent tout leur sens. Il y a une piscine dans ma résidence et il est agréable d’aller y piquer une tête lorsqu’il fait chaud comme maintenant. Enfin, je ne suis pas dingue comme la plupart de mes voisins qui y passent leur après-midi et préfère y aller alors que le soleil se couche ou très tôt, comme ce matin. J’ai passé une mauvaise nuit et le soleil n’est pas encore levé quand je décide de renoncer à courir après un sommeil qui m’a fui et d’aller faire quelques brasses. 

C’est la canicule et la fraîcheur de l’air est toute relative. Celle de l’eau est en revanche bien agréable et je passe un très bon moment dans l’eau à faire des longueurs dans le bassin jusqu’au moment où quelqu’un vient troubler ma quiétude. Je fais une traversée sous l’eau et n’entrevois d’abord qu’une silhouette sur le bord qui s’avère être une femme aux cheveux courts et bruns et à l’âge indéfinissable. 

Ce n’est pourtant pas le fait d’être incapable de déterminer s’il s’agit d’une jeune femme ou d’une personne plus mûre qui me trouble le plus. C’est plutôt le fait que son maillot deux pièces ultra minimaliste ne cache rien ou presque des imposants bijoux de corps qu’elle porte. J’ai certes déjà vu des photos sur le net mais me retrouver ainsi confronté d’aussi près à de tels piercings, tant aux tétons qu’au sexe, à quelque chose de terriblement troublant et je ne peux pas en détacher mon regard jusqu’à ce qu’elle plonge,et même une fois qu’elle est dans l’eau. 

  • Vous avez peur que je coule avec tant d’acier sur moi ? Ne faites pas l’innocent, j’ai très bien vu comment vous me matiez ! 
  • Pardonnez-moi, je ne voulais pas vous mettre mal à l’aise. 
  • Ce n’est pas le cas, je suis habituée au fait que les regards s’attardent sur moi et j’en tire un certain plaisir lorsqu’ils sont respectueux comme le vôtre. Vous comprendrez toutefois que j’essaie d’éviter les heures d’affluence pour me baigner. 
  • Je l’entends bien. Mais je ne vous ai jamais vue auparavant. 
  • Je passe juste quelques jours ici. Attendez ! 

Le bracelet qu’elle a au poignet droit vient de vibrer. Elle y porte un regard inquiet et, lorsqu’elle se tourne à nouveau vers moi, son visage a changé. 

  • Prenez-moi ! Ici ! S’il vous plaît !

Je reste quelques secondes les bras ballants, abasourdi par cette proposition tout aussi indécente qu’inattendue, qu’elle met à profit pour retirer son maillot et me présenter ses fesses à quatre pattes. Le jour se lève à peine et le métal qui orne ses lèvres luit doucement. 

  • Faites vite ! Je vous en prie ! 

La situation est complètement dingue. Je n’en aventure pas moindre deux doigts sur son abricot, qui s’y enfoncent doucement tant elle est moelleuse. Je la branle un peu. Elle est brûlante et détrempée, ce qui me fait immédiatement bander.

  • Défoncez-moi ! 

C’est plus une supplique qu’une injonction et je ne peux pas y résister. Je viens me présenter derrière elle, la saisit aux hanches et m’enfonce d’une poussée puissante et rectiligne avant de commencer à la besogner. Elle n’a pas la moindre réaction et aucun son ne sort de sa bouche. Elle encaisse mes coups de queue comme une poupée de chiffon. C’est troublant, tout comme le fait de sentir mes couilles taper contre ses énormes anneaux lorsque je suis en elle jusqu’à la garde. 

Il ne me faut que quelques minutes pour arriver au bord de l’orgasme. Comme je ne sais pas si je peux jouir en elle, je préfère l’en avertir. Elle m’éjecte aussitôt, se place en face de moi et m’offre ses seins. 

  • Arrosez-moi ! 

Je m’exécute et jouis à long jets sur sa poitrine dont elle tord les pointes, ses doigts passés dans ses piercings. Une nouvelle vibration arrive à son poignet. Elle consulte son bracelet et tourne un regard ravi dans ma direction. 

  • Je vous remercie, adieu ! 

Je n’ai pas le temps de répondre. Elle ramasse ses affaires et disparaît rapidement, toujours nue et couverte de foutre. C’est alors que je remarque un homme sur un balcon qui n’a sans doute rien manqué de la scène. Il m’adresse un signe de la main, son index refermé sur son pouce et les autres doigts relevés, en guise de remerciement. 

Je comprends qu’il ne s’agit pas d’un simple voyeur lorsque je vois mon inconnue le rejoindre sur la terrasse. 

Thérapie

Mots contraints : Bord, plastique, carnivore, tournesol, marteau, nocturne, dépression, ritournelle, quitter. 

Cagoulé et le mors entre les dents, je suis au bord de l’extase. Le sexe de plastique dont elle s’est harnachée me perfore le cul avec la régularité et la force d’un marteau pilon, à peine lubrifié par une cuillère d’huile de tournesol tandis que, en bonne carnivore, ses dents sont plantées dans mon épaule.

Vous me croirez ou pas mais c’est la répétition de ces séances nocturnes qui, bien mieux que des cachets ou n’importe quelle thérapie, m’a permis de sortir de la triste ritournelle de la dépression et je ne quitterais ma position actuelle pour rien au monde.

Les oulimots des copines et des copains

Un drôle d’oiseau

Mots contraints : Bord, plastique, carnivore, tournesol, marteau, nocturne, dépression, ritournelle, quitter

Il est d’une rare distraction et un peu fêlé sur les bords. Il ne manquerait plus qu’il soit sourd et j’aurais une parfaite réplique du professeur Tournesol, à la plastique près, la sienne étant nettement plus avantageuse que le personnage d’Hergé.

Bref, si je ne l’ai pas encore quitté, c’est grâce à son physique mais surtout à la façon qu’il a de s’en servir lors de nos activités nocturnes sans jamais que cela ne tourne à la ritournelle. Et c’est en bonne carnivore que je continue de me délecter de la moindre parcelle de sa chair.

Parce que, je dois vous avouer, un zozo pareil, il y a de quoi devenir marteau ou faire une dépression.

Recrutement

C’est aujourd’hui que nous accueillons notre nouvelle directrice commerciale et je suis un peu nerveux. J’ai lu son parcours sur LinkedIn et il est carrément impressionnant, sans compter ce qu’elle a pu poster qui montre que, si c’est une meneuse d’hommes, elle le fait plutôt version « marche ou crève », ce qui n’est pas pour me plaire mais ma position me contraint à composer avec. 

Je suis arrivé tôt et bois un café à la machine lorsque j’entends un « hello » loin d’être avenant. Je me tourne. C’est elle. 

  • Nous ne vous attendions pas à cette heure 
  • J’aime prendre possession des lieux lorsqu’ils sont vides ou, comme c’est le cas ici, peu peuplés. Cela me permet des rencontres moins formelles 

Elle arbore maintenant le sourire de celle qui a l’habitude d’être tout en haut de la chaîne alimentaire mais il n’y a plus la moindre animosité dans son attitude, bien au contraire. J’ai la sensation qu’elle m’enveloppe d’une autorité toute bienveillante. Je suis immédiatement séduit. 

  • Vous voulez un café Madame ? 
  • Quelle déférence ! Mais j’aime beaucoup cela vous savez ? Je veux bien un expresso sinon, merci. 

Je ne sais pas ce qui m’a pris de l’appeler ainsi. La coutume dans notre boîte est pourtant d’utiliser nos prénoms pour nous parler. Un examen plus poussé de sa personne me donne finalement la réponse. Son carré blond, tout à la fois strict et terriblement sensuel, ses ongles longs et laqués de noir, assortis à une robe qui ne laisse rien voir mais suggère tout et ses talons vertigineux, elle porte toute la panoplie de la Maîtresse, qu’elle a seulement adaptée au monde professionnel et j’ai trouvé tout naturellement la posture qui est mienne en face d’une telle personne. Je lui tends son gobelet et, au lieu de s’en saisir, elle pose sa main sur la mienne juste assez longtemps pour m’en faire sentir la ferme pression. 

  • Je suis nouvelle dans la ville mais je compte bien me recréer un réseau et je compte sur toi pour m’y aider. Je suppose que tu connais quelques endroits très bien pour cela, je me trompe ? 
  • Absolument pas Madame, et ce sera un plaisir. 

Nous nous sommes percés à jour et le sourire que nous échangeons à présent est complice. Elle est peut-être un dragon dans son job mais je ressens beaucoup d’humanité dans la femme dominante qu’elle est et je me dis que nous sommes certainement au début d’une période qui promet d’être amusante. No zob in job ? Cela n’est en rien un problème, ce n’est pas ce que j’attends d’elle et je suis persuadé du contraire. Nous avons des affinités bien plus cérébrales.