Cris et suçotements

Je pense à votre sexe, là. Aux hurlements de désir modulés par ses lèvres et qui, bien que silencieux, vous vrillent l’âme, le corps. Malgré la distance, il me semble les entendre.  Et cela me peine. Aussi, je voudrais réduire au silence cette chatte qui vous travaille tant. Et pourquoi pas en proposant ma bouche pour la bâillonner ? Mes lèvres l’enveloppant, l’aspirant la suçant, la mâchant, sauraient-elles en apaiser les tracas ? Rassurez-vous, votre bouton, partie prenante de cette faim, ne serait pas oublié.

En faisant ainsi taire vos lèvres du bas, je ferai peut-être chanter celles du haut. Qui sait ?

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Câlin

Un câlin,

C’est peut-être presque rien,

Mais, pour qui en a besoin,

Ça peut faire tant de bien.

 

Un câlin,

Donné, reçu partagé,

En totale gratuité,

Répare un cœur saccagé

 

Un câlin,

Quand le matin est grognon,

Ça l’allège pour de bon

Sans rien coûter en pognon.

 

Un câlin,

Le soir, viendra apaiser

Les tensions accumulées

D’une journée malaisée.

 

Un câlin,

Ne vous en privez donc pas

C’est bon d’être dans les bras

De gens aimés, n’est ce pas ?

Polysensualité

Ton sexe est une intarissable source d’inspiration pour moi. L’objet de toutes mes attentions.

 

J’aime le regarder sans en perdre aucun détail. Le prendre en photo pour l’immortaliser.

 

Puis, quand sous mes doigts, j’ai la délicatesse de ta toison ou la texture de tes lèvres, je suis en extase.

 

Alors, du bout des lèvres et de la langue, j’en apprécie cette saveur salée si caractéristique de toi.

 

Et mon nez est ravi du délicat fumet qui s’exhale de toi, cette fragrance à nulle autre pareille.

 

J’écoute enfin tes râles de plaisir. Qui sont à mes oreilles une si douce récompense.

 

(R)Eveil

Tu as su éveiller mon désir assoupi.

Je n’aurais jamais cru qu’il puisse être aussi fort.

Cet exploit réussi, sans apparent effort

Attend dorénavant qu’il puisse être assouvi.

 

Serait-ce une question de jours ou de semaines

Avant de me trouver dans tes cuisses et tes bras ?

Je suis si impatient, je fais le fier à bras

Mais, en réalité, pas large je ne mène.

 

Je voudrais te baiser impétueusement,

Te donner du plaisir à t’en faire crier,

Devenir en ton sein un formidable amant.

 

Je n’aurai pas besoin de me faire prier

Mais ne ménage pas tes encouragements.

Alors j’irai plus loin, par cela aiguillé.

A bouche que veux-tu

Ta bouche d’abord. Je voudrais la prendre. Oh, bien sûr, juste avec mes lèvres pour commencer Et, si tu venais à desserrer les tiennes, je glisserais ma langue à la recherche de la tienne…

Ces baisers m’excitent tant et me voilà comprimé, tendu. T’en es-tu rendu compte ? Certainement. Ta bouche abandonne la mienne et tu descends, le long de mon ventre, jusqu’à ma queue. Tes douces lèvres, je les sens, à présent, emprisonner mon gland. Tu m’aspires et ta langue danse un merveilleux ballet. Tu sais faire durer nos plaisirs. L’explosion finale est si proche et si loin. C’est divin…

Voyage (3)

J’ai envie de toi. C’est viscéral. Alors, il est vrai, nous ne nous sommes vus, ou plutôt croisés, qu’une fois.  Mais j’ai, en persistance rétinienne, les courbes de tes hanche, de tes seins. Que je ne demande qu’à parcourir des doigts ou de la bouche. Ce qui m’amènerait probablement vers tes trésors les plus secrets, ceux, exclusivement réservés aux initiés. Alors, peut-être que j’userai d’autres artifices pour en explorer les méandres.

Hélas, tu ne m’as certainement pas remarqué dans la masse des usagers de la voiture bar du train qui nous emmenait dans le Sud. Mais je ne t’oublierai pas

Distance

Je t’ai cherchée longtemps, ne te trouvant jamais.

Et puis il y a eu ce fortuit rendez vous

Auquel tu m’as convié. Et depuis, je l’avoue,

Je n’ai jamais cessé de désirer t’aimer.

 

Virtuelle vision, devenue bien réelle,

Tu m’es lors apparue comme si évidente

Avec ton charme fou qui, désormais, me hante.

Je ne sais si tu sais à quel point tu es belle.

 

S’il n’y avait que ça. Mais tu as de l’esprit

À revendre. Et cela me tente au plus haut point,

Surtout quand tu me racontes à brûle pourpoint

Tes rêves les plus fous et que tu m’y inscris.

 

Je suis loin, je le sais, et manque d’occasions

De nous sortir un peu d’une pénible vie.

Cela n’enlève rien à toutes les envies

De toi que j’ai souvent, ô ma douce évasion.

 

C’est donc trop rarement que tu es en émoi

Sous les draps ou ailleurs mais en ma compagnie

Alors, bien que, systématiquement, tu nies,

Peut être n’attends tu pas vraiment après moi

 

Ton absence me tue, la jalousie me mord,

Lorsque je t’appelle et que tu ne réponds pas.

Et, bien que ça m’amène de vie à trépas,

Crever de ton craving est une jolie mort.

 

Il suffit cependant d’un sourire ou d’un mot

Venant de toi. Alors, la flamme se ranime

Et mes sens se réveillent alors, unanimes,

En un élan qui sait transcender tous mes maux.

Virtualité (3)

Nous sommes loin. Mais si proche à la fois. Qu’est réellement la distance géographique quand les esprits, les envies sont à l’unisson ? Et puis les moyens de communication ont tellement progressé en si peu de temps. Nous pouvons nous regarder l’un l’autre, en train de nous donner du plaisir, en direct ou quasiment. Alors, bien sûr, ça crée autant de tension que ça en assouvit. Mais n’est-ce pas un équilibre qui se crée et qui nous aide à supporter les kilomètres qui nous séparent ? Notre désir mutuel est intact, savamment entretenu par ces échanges virtuels. Et quand viennent les retrouvailles…

Hommage

Ma belle, tes tétons, ce dimanche matin,

Ont un rose joli, tellement inspirant,

Que souligne toujours ton sourire mutin

Propre à nous rendre fous, nous tous tes soupirants.

 

C’est avec un plaisir toujours renouvelé

Que nous te contemplons lorsque tu te dévoiles

Avec tes cafés. Et je crois me rappeler

Que ta contemplation me fait frémir la moelle.

 

Alors ne cesse pas d’en boire. Et montre nous

Ce corps dont nous aimons le moindre des atouts.

Tes matins nous ravissent et nous les aimons tant.

 

J’essaie quelquefois de te rendre la pareille.

Hommages que je rend à ce qui m’émerveille

En exhibant mon torse. Instant surexcitant.