Une nouvelle rencontre

Nos agendas ont fini par coïncider. Et, comme la météo est radieuse, elle m’a donné rendez-vous sur cette terrasse que je sais ne pas être loin de chez elle et où elle m’a dit qu’elle serait plus à son aise. J’ai respecté son choix. Son bien-être avant tout. Je m’y présente un peu en avance. Je veux m’imprégner de ces lieux qui lui sont familiers, comme si ça pouvait me permettre de mieux la connaître. Le lieu est cosy, bien à l’image du raffinement que je lui prête. C’est bien. Je m’installe à une table un peu isolée. J’ai envie d’une sorte d’intimité pour cette rencontre. Je commande un café en l’attendant, une façon de me donner une contenance. Je suis légèrement intimidé à l’idée de la voir sans Lui.

Et puis elle arrive. À la fois élégante et sexy dans une petite robe bleue qui la met merveilleusement en valeur. Elle me révèle ainsi tout le galbe de ses longues jambes et, si je relève les yeux, ils se perdent dans un joli décolleté qui laisse entrevoir l’arrondi de sa poitrine. Je me lève et l’invite à me rejoindre d’un léger signe de la main. Elle s’approche et nous nous embrassons. Sur la joue. Le baiser est toutefois délicieusement appuyé. Nous nous asseyons, face à face. Je la regarde avec envie.

Mon téléphone bipe. Un message. C’est Lui. Il me demande si elle est bien arrivée. Il veut aussi une photo de nous deux. Pour partager ce moment avec nous. Nous obtempérons. Il y a quelque chose de très excitant à Lui faire part de ce rendez-vous galant. Même si, quelque part, il en est l’instigateur

La conversation s’engage. Nous parlons de tout et de rien sans nous quitter des yeux. Mais, assez vite, nous glissons vers le sujet de nos attentes et nos désirs. Chose étrange, nous ne l’avons jamais abordé en chat. Comme si nous attendions d’être en tête à tête pour nous livrer. Je lui fais ainsi part de mon envie de caresser sa peau dont je n’ai pu jusqu’à présent qu’imaginer la texture. Elle ne me détrompe pas sur sa douceur. Un peu enhardi, je laisse courir mes doigts sur son avant-bras. Sans la lâcher des yeux. Elle me sourit et ne le retire pas. Mais elle a les pommettes légèrement empourprées et ses yeux brillent un peu plus fort.

Je finis par retirer ma main. Une belle complicité entre nous est en train de naître, j’aime ça. Je crois qu’elle aussi. D’ailleurs elle ne manque pas de me le faire savoir en faisant délicatement glisser son pied nu le long de ma jambe sans me quitter des yeux. Cette caresse me met dans tous mes états et elle ne manque pas de le remarquer. Elle semble savourer le trouble qu’elle a provoqué en moi et en remets une couche en faisant glisser un index mutin le long de ma joue. Puis elle se lève, se penche vers moi et murmure à mon oreille qu’elle doit me laisser un moment. Une petite course à faire pas loin.

Je ne sais sur quel pied danser. L’accompagner ? J’en ai une folle envie. Mais un fond de réserve me cloue sur mon siège. Jusqu’à ce message. Une photo d’elle. La bretelle de sa robe a glissé sur son épaule, laissant apparaître sa lingerie. En seul commentaire le nom d’une boutique et un : “viens”.

Il me faut prendre sur moi pour ne pas courir la rejoindre. Je règle nos consommations et pars à sa recherche. Ce n’est pas loin. Un joli magasin de dessous. La vendeuse me dit que madame est dans la cabine du fond. J’ai le sang qui bat à mes tempes. Je pousse le rideau. Elle me tourne le dos et son soutien-gorge est dégrafé. Elle me demande si je peux l’aider. Je m’approche pour ce faire et elle bascule la tête en avant. J’ai sa nuque offerte sous les yeux. Je ne peux m’empêcher d’y poser mes lèvres. Elle soupire et vient appuyer son dos contre mon torse. Je l’enlace, les mains d’abord sur sa taille. Puis je les fais remonter vers sa poitrine. Je sens ses tétons s’ériger sous mes doigts. Ses fesses, collées contre mon bassin, ne doivent rien ignorer de l’effet qu’elle me fait. Je l’embrasse maintenant dans le cou sans cesser mes caresses.

Finalement elle se dégage et se retourne face à moi, torse nu. Le soutien-gorge est tombé. Je porte aussitôt ma bouche à ses seins. Je les embrasse, les aspire entre mes lèvres, les mordille. Elle gémit et tangue sur ses jambes.

Nous avons envie d’aller plus loin mais soudain nous entendons une voix inquiète derrière le rideau qui demande si tout va bien. Nous allons devoir arrêter là pour aujourd’hui. Mais, avant de partir, elle  porte ma main à son ventre. Sa culotte est trempée. Elle me dit en souriant qu’Il va être content. Je porte mes doigts à mes lèvres. Le goût est divin et j’imagine aisément Son plaisir quand elle le rejoindra. Je me permets toutefois de lui proposer une variante. Elle m’offre ce slip en souvenir et elle repart avec celui que je compte lui proposer. Elle acquiesce. Il sera ravi de cette initiative me dit-elle. Et, comme elle connaît parfaitement sa taille dans les modèles proposés ici, je n’ai qu’à choisir. Je décide qu’elle portera un ravissant tanga assorti à sa parure. Je passe en caisse et demande à la vendeuse médusée de couper les étiquettes. C’est pour porter immédiatement lui dis-je. Puis je retourne à la cabine. Je fais glisser sa culotte le long de ses jambes. Puis lui passe la nouvelle. Elle frissonne.

Nous finissons par sortir sous le regard circonspect de la commerçante. Il est temps qu’elle Le rejoigne. Nous nous embrassons, les lèvres mêlées maintenant. Puis elle me regarde dans les yeux et je vois le plaisir qu’elle a pris à cette rencontre. Elle me donne rendez-vous très bientôt et monte dans sa voiture. Elle démarre et me salue d’un geste gracieux de la main.

C’est une fois rentré que je reçois un message. elle Lui a tout raconté. Cela Lui a plu. Il me remercie également pour mon attention et le cadeau que j’ai fait à sa femme. Le geste les a touchés. Ils ont tous les deux hâte du prochain épisode. Je les assure de la réciproque. J’ai envie de savoir où nos envies nous mèneront.

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Féerique

Te rappelles-tu notre première rencontre ?

C’était dans le treizième arrondissement, pas loin de la manufacture des Gobelins. Il faisait chaud et tu portais un haut sans manches qui dévoilait le manticore que tu t’es fait tatouer sur l’épaule. Et c’est le contraste entre cette terrifiante bête et le sourire d’ange que tu m’avais adressé en me croisant qui m’avait frappé. Il valait, à mes yeux, le risque que je me fasse dévorer. Alors je t’avais proposé un verre. Tu avais accepté et nous nous étions attablés à une terrasse. Tu avais demandé une Korrigane et je n’avais pas été en reste en demandant s’ils avaient de la Phénix en limonade. L’originalité de nos demandes, bien que nous ayant attiré l’antipathie d’un personnel plus accoutumé à servir de la Heineken et du Coca cola, avait d’emblée établi une certaine connivence entre nous. Laquelle s’était renforcée par la découverte de notre passion commune pour Diablo. Tu m’avais bluffé en me décrivant les statistiques de ton nécromancien, je t’avais fait part de mon regret que l’on ne se puisse pas jouer un farfadet alors que cette espèce, au vu de ses caractéristiques, avait mes yeux un intérêt certain dans un jeu d’aventures. Mais peu importait et je m’étais plu à imaginer les quêtes que nous pourrions mener ensemble. Mais pas que. Je ne te quittais pas des yeux et, puisque nous avions commencé à parler jeux et aventures, commençais à nourrir toute une fantasmagorie coquine que nous pourrions explorer ensemble. Et que tu avais entretenue quand je t’en avais fait part, en me disant que le Cerbère qui gardait ta couche, loin d’être un dragon, était plutôt conciliant.

Tu avais dû partir ce jour là. Mais, depuis, nous nous sommes retrouvés à bien des occasions. Et c’est une féerie sans cesse renouvelée.

 

Suivant la contrainte des oulimots du 21/03

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Printemps ?

J’ai un coup de mou. C’est souvent à cette période de l’année. Comme si l’arrivée du printemps et l’hiver de mon cycle de vie coïncidaient. Comme si, au lieu d’irradier en moi, ma sève refluait dans mes seules parties vitales. Ce n’est pas grave, non. J’en ai pris mon parti et je sais que ça va passer. C’est juste un peu pénible de ressentir ce décalage.

Et je sais qu’Elle est là pour m’aider. Tapie dans l’ombre, Elle ne veut pas me déranger. Ou plutôt Elle n’ose pas. Mais je me sais présent dans Son esprit et cette existence chez Elle entretient ma flamme. Quand je commence à m’éteindre, Elle a le chic pour déceler mes ultimes rougeoiements et souffle alors alors sur mes braises. Avec toute la délicatesse nécessaire pour me raviver sans trop consumer ce qu’il reste de mes forces. Et, peu à peu, Elle me redonne vie.

Alors je sais que, bientôt, Elle viendra me prendre dans Ses bras et que Sa chaleur me fera du bien à l’âme et au corps. Et que tout redémarrera pour un nouveau cycle. Elle est proche, je le sens. Même loin. Et ça me fait déjà du bien.

Une rencontre (pas) sage ?

Il y a quelque chose d’excitant dans cette situation. D’être à la fois si proche et si loin. De se dire qu’en moins d’une heure nous pourrions nous retrouver ensemble, pour un café, un verre ou tellement d’autres choses. De se dire également que, comme nos agendas respectifs se calent assez mal l’un sur l’autre, la patience est de rigueur. Je ne sais pas pour elle mais, pour ce qui me concerne, cette composante frustration est inhérente à nos jeux. Elle leur est même nécessaire.

Je sais qu’elle est en ce moment avec son compagnon mais je me plais à l’imaginer à une terrasse, profitant du soleil méridional de ce printemps déjà là. Et je ne peux pas la penser autrement qu’avec un joli décolleté qui met en valeur une poitrine que je n’ai encore pu apprécier que vêtue. Mes rêveries font plonger mon regard entre les pans de tissu de sa robe ou son chemisier dont certains boutons auraient plus ou moins intentionnellement sauté. A défaut de les peser dans ma main, j’apprécie ainsi l’arrondi de ses seins en imagination. Qu’aura-t-elle mis comme lingerie aujourd’hui ? En aura-t-elle seulement mis une ? Je me perds en conjectures et cela m’emplit d’un trouble délicieux. Je la vois aussi court vêtue, ses longues jambes gainées de nylon comme une offrande à mes yeux, mes mains. Et je pense à ce qui se passerait si nous étions ensemble.

Je boirais sans doute un café. Pour me donner une contenance. Je la sais réservée, je le suis aussi. Alors je ne chercherais pas à la brusquer par le moindre mouvement maladroit. Mais mon regard dirait tout le contraire, lui montrant à quel point j’ai du désir pour elle. Elle serait sans doute troublée. Mais, peu à peu, la glace finirait par fondre au cours de notre discussion. Il y aurait sans doute alors un baiser. Chaste d’abord. Et puis, peut-être, nous aventurerions-nous  à des choses un peu plus intime. Elle penserait à son homme. Qui nous sait ensemble. Moi également. Cela ajouterait probablement du sel aux caresses que nous commencerions à échanger, cachés sous la table. Ses joues seraient rouges. Son souffle court. Peut être que son sexe serait humide. Irais-je jusqu’à le vérifier ? Me contenterais-je de seulement l’envisager pour cette rencontre ? Je l’ignore et ça ne dépendrait pas de moi. Quoi qu’il en soit, je serais tendu d’un désir ardent dans mon pantalon. Et, si elle se montrait un peu aventureuse, je crois qu’elle n’en ignorerait rien. Irions-nous jusqu’à nous éclipser à la recherche de la première alcôve qui pourrait accueillir nos premiers attouchements ? C’est peut-être prématuré pour un premier rendez-vous. Mais qui peut prévoir à l’avance où peut mener l’embrasement de ses sens ?

Il faudrait bien sûr qu’à un moment nous nous quittons. Et ce serait tous trois l’esprit en ébullition que nous regagnerions nos domiciles. Lui par le fait de penser à ce que nous aurions pu faire. Elle et moi par le souvenir de nos agissements. Encore bien innocents certes. Mais nous souhaitons, je crois, un crescendo dans cette histoire. Et d’avoir été, là, l’instigateur du plaisir de leurs retrouvailles me conviendrait déjà tout à fait . Avant, sans doute, d’autres émois dont je serais un peu plus acteur.

Je crois que nous l’attendons tous les trois cette rencontre. Elle arrivera, c’est inéluctable Bientôt ? Je le souhaite

Vide ton sac !

Vide ton sac !

Il faut libérer ta parole !

Pose ici, tout en vrac,

Même si ça t’affole.

Il ne faut pas avoir le trac,

Regarde, même moi je m’y colle.

Plus rien ne doit être opaque.

Oui, je suis abstinent d’alcool,

Alors adieu vin ou cognac.

Tu me diras : ce n’est pas drôle

De ne plus être dyonisiaque.

Je te répondrai que les bricoles

Que j’écris tout à trac

Et qui parlent de gaudriole

Sont le plus bel aphrodisiaque.

Et, quand mes pensées décollent,

C’est mieux que de fumer du crack.

Alors apporte ton obole,

Deviens toi aussi un maniaque

De l’expression de ta parole,

Tu verras, c’est paradisiaque !

 

Sous la contrainte du 14/03 des oulimots.

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Le pari

Il avait gagné trop longtemps et la roue avait fini par tourner. Maintenant il connaissait le goût amer de la défaite et attendait que son adversaire du jour ne lui annonce son gage avec un mélange d’excitation et d’appréhension. Il la connaissait Domina, il était novice dans le domaine mais curieux. Tout juste espérait-il qu’elle n’irait pas trop loin.

Il n’eut pas longtemps à attendre. Le premier message tomba sur son smartphone :

— Mercredi prochain, midi, viens garni. Tu diras le mot “Duel” à l’accueil.

Suivait l’adresse d’un prestigieux hôtel de la région.

C’était abrupt. Sibyllin. Il n’osa toutefois pas lui poser plus de questions et alla ouvrir son tiroir secret. Il en sortit ses jouets. Lequel serait le plus à même de lui plaire ? Il ne voulait surtout pas la décevoir. Il jeta finalement son dévolu sur le plus gros de ses plugs d’acier. Le pseudo saphir qui l’ornait serait un bel hommage aux yeux de sa vainqueure du jour et il espérait qu’elle apprécierait son geste. Il appréhendait tout de même le fait de le supporter durant le trajet jusqu’à leur rencontre. Son diamètre et surtout son poids n’étaient pas anodins et il ne l’avait jamais porté si longtemps. Mais, comme on le dit, dette de jeu, dette d’honneur, et il saurait s’en accommoder.

Le jour J arriva vite. Et, conformément à la demande de celle qu’il allait rejoindre, il orna son cul. Puis il prit la route. Une fois arrivé, il gagna le desk. La réceptionniste le regarda  d’un œil circonspect :

— Que puis-je pour vous monsieur ?

— Euh… Duel…

— Je vois… Chambre 214, deuxième étage. Vous êtes attendu.

Elle n’avait même pas cillé. Il était ébahi. Il monta. La porte était ouverte. Il entra. Sur le lit une enveloppe. Il l’ouvrit, le cœur serré. Ses instructions. Il devait se mettre nu et se positionner à genoux sur le tapis au centre de la pièce. Il prendrait ensuite soin de couvrir ses yeux du masque qui se trouvait sur l’oreiller et mettrait les bouchons d’oreilles qui l’accompagnaient. Un peu anxieux, il obtempéra. Et, bientôt, il fut en position comme cela lui avait été ordonné. La privation sensorielle dont il était l’objet le désorientait complètement. Il perdait peu à peu la notion de l’espace autour de lui, puis du temps. Seule lui restait pour le moment la sensation pelucheuse du tapis sous ses genoux.

Puis, au bout d’un temps qui lui sembla infini, il La sentit. Une note musquée, très animale qui excita immédiatement son odorat exacerbé par la perte d’une partie de ses autres sens. Il lui sembla qu’il pouvait presque deviner ses déplacements à son sillage. Son sexe se redressa, il le sentait pulser doucement.

Combien de temps dura ce manège ? Il l’ignorait. Elle finit toutefois par poser une main sur son épaule et cela lui fit l’effet d’une décharge électrique. Il faillit jouir de ce simple contact tant il était à vif. Elle sembla le deviner car elle fut alors un peu plus enveloppante, comme pour le rassurer, l’apaiser. Il le fut en effet par ces doux contacts et sa respiration ralentit un peu. Ce fut le moment qu’elle choisit soudain pour saisir sa nuque avec une poigne extraordinaire et plaquer son visage au sol. Il laissa échapper un cri de stupeur. De peur également. Et ses gémissements s’accentuèrent quand elle lia ses poignets dans son dos, le laissant totalement sans défense, le cul tendu dans une offrande obscène. Aussitôt elle reprit ses caresses. Il souffla. Complètement privé de sa maîtrise sur lui, ces attouchements étaient pour lui comme une récompense. Il aimait ça. Cette alternance de rigueur et de douceur sur laquelle il n’avait aucunement la main. Et son érection ne l’avait pas abandonné. Et, bien qu’il fût en permanence au bord de l’éjaculation, la maîtrise de sa tourmenteuse lui permettait quasiment de télécommander son excitation. Il crut toutefois qu’il allait se rendre quand il sentit ses doigts sur son cul qui jouaient maintenant avec le plug, le faisant aller et venir en lui. C’était quelque chose qu’il connaissait pourtant pour l’avoir pratiqué seul. Mais là le rythme lui était dicté et il ne pouvait que s’abandonner.

Elle finit toutefois par visiblement se lasser de ce jeu car elle lui ôta son jouet et le laissa là. Il était à la fois inquiet et impatient. Il ignorait ce qu’allait être la suite des événements, l’appréhendait même Mais il voulait la connaître. Il espérait qu’elle veuille encore s’occuper de lui.

Son attente fut récompensée quand il sentit le froid du lubrifiant sur son anus, puis quand elle commença à le lui masser de deux doigts inquisiteurs. Il frissonna et se cambra un peu plus, comme pour l’inviter. Il sentit alors deux autres doigts le distendre, l’écarteler. Il gémit à nouveau. D’aise cette fois. Il reçut une claque sur les fesses et comprit qu’il devait se taire. Il serra alors les dents mais ne put retenir un cri quand il sentit ce qui se présentait à l’entrée de son cul. Ce n’était pas possible. Trop gros, trop… Mais il était saisi fermement aux hanches et, inexorablement, l’énorme sexe artificiel dont elle s’était équipée, le pénétra jusqu’à ce qu’il ait pu en accueillir une belle longueur. Elle le retira alors doucement. Puis repris possession de lui. Elle allait et venait désormais presque librement dans son anus distendu. Ses jambes tremblaient. Il aurait voulu hurler mais il savait qu’il ne le devait pas. Il se mordait les lèvres, quasiment jusqu’au sang, tandis qu’elle poursuivait sa sodomie. Mais il bandait plus fort que jamais et sentait quelques gouttes de son plaisir perler à l’orée de son gland.

Il avait complètement perdu toute autre notion que celle de son cul ouvert quand elle finit par se retirer, le laissant béant. Puis elle lui délia les poignets et le retourna sur le dos avant de prendre son sexe en main. Son excitation était telle qu’il ne résista pas bien longtemps et se répandit sur son ventre et son torse en de longs jets libérateurs. Il sentit qu’elle recueillait un peu de son sperme du bout d’un doigt. Puis elle força ses lèvres. Se goûter était également nouveau pour lui mais il lui en était reconnaissant. Elle finit par l’embrasser, presque tendrement, ce qu’il prit pour une récompense ultime.

Elle lui ôta alors bouchons et masque. Et il l’a vit enfin. Elle souriait.

— Gage parfaitement exécuté mon cher. Ça valait vraiment la peine de te battre enfin.

Et elle l’aida à s’allonger sur le lit, le berça un moment pour l’aider à se remettre de ces moments hors du commun. Il finit par s’endormir. Quand il se réveilla il faisait nuit. La LED de notifications de son téléphone clignotait. Il le prit. Une nouvelle partie commençait. Il plissa les yeux, comme.pour mieux se concentrer. Il voulait sa revanche.

Manifeste

Pourfendre ces à priori tellement nuls

Qui disent que c’est l’homme qui doit besogner.

Je lance l’idée, mais il faut la relayer,

Qu’il est bon que, parfois, la femme aussi encule.

Ne pas considérer qu’un mâle postérieur

Est une imprenable forteresse. Et partir

À son assaut. Cela ne va pas estourbir,

Mesdames, celui qui sera le récepteur.

 

Et fourbir le projet d’investir son amant

Peut amener dans la relation du piment.

Il faut savoir ainsi évoluer sans cesse.

 

Je monte alors sur mon blanc destrier, clamant

Que vous ne devez négliger, assurément,

De parfois aiguillonner de Monsieur les fesses.

 

Suivant la conrtainte des oulimots du 07/03/2019 : pourfendre, forteresse, estourbir, fourbir, besogner, lance, destrier, investir, assaut

Les oulimots des copains ici

Pour écrire un mot

Ce soir c’était fête. Il venait d’avoir une lettre d’Elle. Une jolie carte avec des paillettes où Elle lui disait son désir de le voir. Des jolis mots illustrés d’une multitude de cœurs multicolores.

Il lui fallait absolument lui répondre quelque chose d’aussi beau. Et battre le fer tant qu’il était chaud. Alors ce soir, même si c’était la finale, même si son club fétiche risquait d’entrer dans l’Histoire, il ferait une croix sur le football.

Il s’attela à la tâche. Heureusement qu’elle ne ne voyait pas. De Marlon Brando il ne partageait ce soir que le tricot de peau. Et sur lui c’était beaucoup moins sexy que dans un tramway nommé désir. Les affres de l’âge. Il avait maintenant quelques plis et bourrelets. Bon, il était quand même loin de ressembler à un sharpei et, grâce à certaines photos dont il lui avait fait part à sa demande, il savait que son corps lui plaisait Mais enfin, une lettre sexy en marcel et caleçon ça manquait de classe à ses yeux.

Alors, tranquillement, il se mit nu. C’était un peu sa façon de se sentir un peu plus près d’elle. Et, si ses pensées venaient à le faire bander, il serait plus à l’aise pour se toucher en imaginant leur rencontre. Et il pourrait même signer sa lettre d’une goutte de sa semence se dit-il. Mais apprécierait-elle l’attention ?

polysensualité

Il en est que l’on croise et dont on se repaît

D’un simple échange de regards et sans jamais

Seulement nourrir l’espoir de se recroiser.

 

Il en est d’autres où c’est la musique des mots

Que l’on entend qui nous séduit, pianissimo

Des moments d’évasion infinitésimaux.

 

D’autres encore, où l’on se perd dans leur sillage

Capiteuses fragrances en guise de ramage

Et l’on se sent porté comme sur un nuage.

 

Également celles qui ont un grain de peau

Qui électrise au moindre contact, aussitôt

Qu’on a posé le doigt dessus. On est KO.

 

Et puis Elle est là. Polysensualité

Où tout est ravissement, passion insensée.

Je m’en délecte avidement. Le goût manquait.

L’ombre d’un regard

Ses yeux se plissent quand elle le regarde, laissant transparaître l’intérêt qu’elle lui porte. Il est l’un de ses caprices, elle l’aura coûte que coûte.

Il est troublé et les siens glissent vers le sol dans une vaine tentative d’échapper à son emprise.

Il n’aurait pas dû. Son regard tombe sur la couture du porte-jarretelles qui barre sa cuisse et qu’une robe trop courte pour être sage offre presque à sa main.

Elle sait le supplice qu’elle lui impose. Elle sait aussi que la soie de ses bas tisse une toile de sensualité dans laquelle il se prendra, c’est écrit.

Elle sait comment tirer bénéfice de la situation.

Ce soir il sera son complice. Et leur nuit ne sera que délices.

 

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